Opinions

L'avenir (ou la survie) du gouvernement Leterme fait toujours recette sur le forum de notre site lalibre.be. Ainsi, Jean Simon écrit : "Il est devenu impensable pour les Flamands de reculer dans l'affaire BHV. La symbolique et l'émotion romantique portées par cet arrondissement sont trop prégnantes et même si quelques démocrates sincères arrivent à survivre au plat pays, la pression de l'idéologie flamingante les condamne au silence et à la résignation sous peine d'opprobre général. Cette scission de BHV cristallise de manière exemplaire l'appétit de revanche du flamingantisme engagé et de tous ses avatars les plus inquiétants qui sont les conséquences de tout repli identitaire à savoir le nationalisme exacerbé, le racisme et même le fascisme. Poussés par les partis extrémistes VB, NVA et autres LDD et par les éditorialistes militants, les Flamands sont maintenant le dos au mur et sont donc acculés à la fuite en avant dont ils ne maîtrisent plus les conséquences quitte à s'attirer les foudres de tout démocrate sincère".

JCC ajoute : "En cas de scission, les francophones du Brabant flamand seront-ils réellement les grands perdants ? J'ai un doute à ce sujet. Certes, ils perdront la possibilité de se faire juger en français à Bruxelles et ne pourront plus élire de représentant sur des listes francophones bruxelloises, mais tous les francophones du Brabant flamand (nettement plus nombreux que ceux de HV), pourront élire des représentants de la future liste "francophone" qui sera créée; les députés flamands bruxellois perdront énormément de voix..."

Une intervenante d'origine allemande, Soizig, explique : "Nous sommes ici devant un grand classique : la manière très différente de voir l'appartenance : pour les Latins, c'est le peuple d'une région qui a le droit de décider à qui il appartient; pour les Germaniques (je parle ici de culture), toute la communauté a des droits sur une région si celle-ci parle sa langue... Cétait le même conflit qui a déchiré la France et l'Allemagne durant des siècles en ce qui concerne l'Alsace-Lorraine; le patois y est germanique mais les gens s'y revendiquent français. On ne peut pas parler ici de tort ou de raison; je suis allemande, mais je vis depuis très longtemps en Wallonie et je comprends les deux points de vue".