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En 2008, José Fernandez a perdu sa fille de 13 ans, Victoria, victime du jeu du foulard. A l’époque, on ne parlait pas beaucoup de ces pratiques à haut risque, et il y avait un vide absolu en matière de services d’aide aux parents. C’est grâce au travail mené depuis 2002 par l’association française Apeas que José Fernandez a découvert ce phénomène des jeux dangereux. "J’ai décidé de créer l’ASBL Chousingha en 2009 afin d’attirer le regard des autorités et de les inciter à mener une politique de prévention", dit-il.

Cette toute petite association, qui ne compte que deux intervenants, mène depuis un travail de terrain. "Nous nous rendons dans les écoles pour dispenser des séances d’information et de prévention aux élèves, avec la même méthodologie qu’Apeas, mais toujours en collaboration avec les centres PMS. Et nous organisons également des séances à destination des parents sur demande. Cela fonctionne très bien. Souvent, les jeunes qui nous avouent pratiquer ces jeux dangereux cessent totalement de le faire à l’issue de notre visite."

José Fernandez estime avoir atteint ses objectifs d’interpellation du pouvoir politique et salue les actions entreprises au niveau régional. "Nous nous sentons vraiment soutenus par le ministère de l’Enseignement. Les cellules "bien-être" dans les écoles, la création du numéro vert "Assistance écoles", visant à informer et aider les victimes de violence, ainsi que la mise en place d’un Observatoire des violences scolaires, tout cela va dans le bon sens. On est désormais armé pour aller plus loin dans ce combat dans l’espoir qu’un jour, notre association n’ait plus de raison d’être."

www.chousingha.be Le numéro vert "Assistance écoles", destiné au personnel enseignant : 0800/20.410