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Lionel a 17 ans, il veut devenir électricien. Charlotte, 16 ans, a pour objectif de travailler dans la vente. David, lui, aimerait se perfectionner en pâtisserie. Ces jeunes ont en commun une volonté farouche d’apprendre un métier, malgré un parcours scolaire parfois chaotique. Aujourd’hui, ils fréquentent un Centre d’éducation et de formation en alternance ou Cefa. Ces centres, souvent méconnus du grand public, permettent aux jeunes de 16 à 18 ans, toujours soumis à l’obligation scolaire à temps partiel, mais aussi à leurs aînés jusqu’à 25 ans, d’obtenir un certificat de qualification, équivalent à celui qui est délivré dans l’enseignement professionnel de plein exercice. "L’enseignement secondaire en alternance est né de la volonté d’offrir aux jeunes une alternative aux formes de scolarité traditionnelles de l’enseignement de plein exercice. Ce type d’enseignement propose ainsi de combiner la formation générale et la pratique professionnelle", explique-t-on à la Communauté française. Trois jours par semaine, les adolescents se rendent sur leur lieu de stage, où ils apprennent leur futur métier, liés par contrat à leur employeur. Les deux autres jours sont consacrés à une formation générale et théorique, en rapport avec leur orientation. Petite originalité de ces centres, les élèves peuvent s’y inscrire à n’importe quel moment de l’année. Si cela ne facilite pas l’organisation des cours, cela permet d’éviter aux jeunes d’être trop longtemps en décrochage scolaire. Il existe actuellement 43 Cefa en Communauté française, proposant plus de 100 formations, tous secteurs confondus. Créés suite au décret du 3 juillet 1991 organisant l’enseignement secondaire en alternance, ces centres sont toujours rattachés à un établissement secondaire de plein exercice. "Actuellement, environ 4 000 jeunes sont inscrits dans les 21 Cefa de notre réseau", précise-t-on à la Fesec. Souvent en difficulté sociale et scolaire, les jeunes qui s’inscrivent aux CEFA bénéficient d’un soutien pédagogique individualisé, par le biais d’accompagnateurs chargés de les suivre et de les aider dans leurs démarches. "Cet accompagnement personnalisé permet à beaucoup de jeunes de se remotiver et de prendre confiance en eux", souligne Jeannine Degavre, coordinatrice du Cefa de Liège. "Par le biais de l’insertion socioprofessionnelle, nous leur donnons de nouveaux objectifs et le goût du travail", conclut-elle.

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