Ripostes

Une médaille créée en France pour les victimes du terrorisme, des hommages qui se multiplient... Une démonstration de plus d’une victimisation généralisée ? Ou s’agit-il avant tout de reconnaître les préjudices subis ?


Oui - Daniel Soulez Larivière, avocat, auteur avec la psychnalyste Caroline Eliacheff de "Le Temps des victimes" (Albin Michel):

" Il est souhaitable que des victimes soient reconnues, mais faut-il donner une médaille à des malheureux qui n’ont rien fait si ce n’est subir les gestes de fous furieux ? La victime qui devient héros est symptomatique de notre société contemporaine. Ne convient-il pas de mieux indemniser les victimes plutôt que de leur donner des médailles ? "


Non - Stéphane Lacombe, directeur adjoint de l'Association française des victimes du terrorisme (AfVT):

" Qu’est-ce que cela veut dire, "en faire trop pour les victimes" ? J’aimerais qu’on me l’explique scientifiquement. En attendant, je suis convaincu qu’en reconnaissant les préjudices que les victimes ont subis - notamment en organisant des hommages et en décernant des médailles -, on contribue à les rendre plus fortes, plus résistantes, jusqu’à être capables de résister au ressentiment et à la haine. "


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