Ripostes

La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt mardi. Elle estime que l’interdiction de tout signe religieux, philosophique ou politique au sein d’une entreprise ne constitue pas une discrimination directe. Si certains se réjouissent de la clarification, d’autres craignent un "permis de discriminer".


Oui - Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité en France:

" Nous saluons la décision de la Cour de justice parce qu’elle précise les possibilités d’encadrer le fait religieux dans les entreprises. Rien à voir avec un permis de discriminer qui autoriserait l’interdiction de signes religieux sans justification ."


Non - Mehmet Saygin, juriste et administrateur de l’ASBL Justice and Democracy:

" L’objectif d’une entreprise privée, c’est de satisfaire aux exigences commerciales qui sont posées. Ce n’est pas d’adopter une attitude d’impartialité par rapport à un service d’intérêt général. Parler de neutralité dans une entreprise privée c’est inadéquat. "


Lisez les interviews de Nicolas Cadène et Mehmet Saygin dans notre sélection lalibre.be.