Ripostes

Nombreux sont nos mandataires qui ne maitrisent pas la langue de Shakespeare aussi habilement que celle de Molière. Mais est-ce vraiment indispensable?

Yes

Tanguy Struye de Swielande, docteur en sciences politiques de l'Université catholique de Louvain (UCL).

" Si une personnalité politique peut communiquer de façon satisfaisante en anglais, il lui sera plus facile de briser la glace et de nouer des contacts avec d’autres dirigeants et des hommes d’affaires étrangers. "


La semaine passée, en plein débat télévisé, Manuel Valls et Benoît Hamon ont été interrogés sur leur niveau d’anglais, qui n’a pas semblé excellent. Est-ce un problème pour les personnalités politiques de ne pas maîtriser la langue de Shakespeare ?

Il ne faut pas oublier que lors des sommets européens ou lors des rencontres officielles bilatérales, les hommes politiques sont invités à parler leur propre langue, et il y a des interprètes qui traduisent leurs propos. Cependant, ne pas parler un mot d’anglais a tendance à compliquer les choses. Lors d’échanges informels avec d’autres dirigeants ou avec des hommes d’affaires étrangers, il est notamment plus difficile de briser la glace et de nouer des contacts.

Pourquoi l’anglais ?

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