Ripostes

La mutualité socialiste Solidaris a réalisé une enquête sur les modes de contraception utilisés en Wallonie et à Bruxelles (lire ci-dessous). Parmi les chiffres les plus interpellants : 34,5 % des filles de 14 à 16 ans disent avoir déjà recouru à la pilule du lendemain. Alors les jeunes sont-ils mal éduqués à la sexualité?


Oui - Véronique Hargot, formatrice à l’école Vie-Amour et conseillère de couples:

"Le message envoyé est : quand tu veux (et même si tu ne veux pas, il faut parce que tout le monde le fait) et comme tu veux mais protège-toi contre le partenaire et contre l’enfant. On fait les choses à l’envers. Le sexe est devenu "chosifié", instantané et mortifié."


Non - Dr Isabelle Lupant, médecin au Planning "Le Blé en Herbe" à Namur:

"Les jeunes connaissent assez bien les moyens de contraception. La pilule comporte des risques mais sans elle, on se retrouverait avec des grossesses indésirées et des familles de 16 enfants. Quant à l’apologie des méthodes naturelles, c’est dangereux !"


Découvrez les interviews de Véronique Hargot et d'Isabelle Lupant dans notre sélection lalibre.be.