Ripostes

Le légendaire carnaval de Venise a débuté ce samedi. C’est un temps fort de l’année touristique. Mais les autorités et la population s’interrogent : la "Sérénissime" peut-elle survivre tout en accueillant quelque 30 millions de visiteurs par an? Ou faut-il limiter l'accès à la ville?


Dans une lettre ouverte au quotidien italien "Il corriere della Sera", le gouverneur de Vénétie, Luca Zaia, élu sur les listes de la Ligue du Nord, a récemment réclamé l’instauration urgente d’un "numerus clausus" pour limiter le nombre de touristes et leurs nuisances dans la Cité des Doges.

"Venise ne peut plus supporter ce nombre illimité de visiteurs qui débarquent chaque jour , écrit-il. Par conséquent les flux touristiques doivent être rigoureusement réglementés aux points d’accès principaux de la ville, les parkings de la place de Rome et à la gare ferroviaire. Je ne soutiens pas nécessairement l’idée qu’il faille instaurer le payement d’une taxe pour entrer et visiter la ville car je pense que Venise doit rester à la portée de tous, même si je suis convaincu que chacun devrait accepter de verser une obole symbolique, une sorte de geste de respect pour cette cité universelle qu’est Venise, mais je refuse que la visite de Venise et la lagune deviennent accessibles aux seules personnes qui ont des revenus élevés."