Ripostes

Lancé vendredi dernier, le hashtag #balancetonporc, invitation faite aux femmes à dénoncer les hommes qui les ont harcelées, a déjà suscité des dizaines de milliers de témoignages sur Twitter. Dénonciations salutaires? Violations de la présomption d’innocence?


Avec son nom - Sandra Muller, journaliste à "La Lettre de l’audiovisuel":

" J’ai lancé un appel à dénoncer le harcèlement sexuel au travail, car un homme a eu un comportement inapproprié à mon égard. Après l’avoir dénoncé publiquement, j’ai recueilli d’autres témoignages. L’homme a mis un terme à ses agissements. "


Sans son nom - Sylvie Tenenbaum, psychothérapeute. Auteure de "Les hommes naissent libres et égaux… et les femmes ?" (Albin Michel):

" Dire qu’on a subi le comportement d’un porc, oui. Donner le nom du porc, non. C’est prendre le risque d’un procès en diffamation. Donner le nom doit se faire dans un autre contexte que sur les réseaux sociaux, en déposant plainte notamment. "


Des chiffres inquiétants

Un homme sur quatre admet avoir eu des comportements sexistes au travail, selon une étude de Jump, une association qui lutte contre les inégalités entre hommes et femmes en entreprises et au travail.

Presque toutes les femmes (94 %) ont déjà été victimes de sexisme au travail, précise une autre étude de Jump. Il peut s’agir de remarques déplacées, mais aussi, pour 9 % d’entre elles, d’agressions physiques.

Grande chance. " L’affaire Harvey Weinstein est une aubaine, enfin la parole se libère ", commente Isabelle Lenarduzzi, directrice de Jump.


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