Areva: Valls espère une exploitation du gisement d'Imouraren au Niger avant 2020

Publié le à Niamey, 23 nov 2014 (AFP)

Le Premier ministre français Manuel Valls, en visite dimanche au Niger, a indiqué espérer le démarrage de l'exploitation du gisement géant d'uranium d'Imouraren, repoussé pour l'instant sine die, "avant la fin de la décennie".

"Espérons (la mise en service d'Imouraren) avant la fin de la décennie", a lancé M. Valls devant la communauté française à la résidence de France au Niger.

Le chantier d'Imouraren, entamé en 2009, est actuellement suspendu.

"Il est hors de question qu'Areva y renonce, mais simplement il faut pérenniser les perspectives. Imouraren pourra être utile pour l'approvisionnement énergétique de la France, mais plutôt à la fin des années 2020 ou disons à partir de 2020", avait précédemment déclaré une source diplomatique à l'AFP.

Destiné encore récemment à devenir la ou du moins l'une des plus grandes mines d'uranium en activité du monde, le gisement d'Imouraren, situé dans le nord du Niger, la zone à risque des groupes jihadistes armés, a vu son exploitation repoussée sine die.

La décision avait été annoncée fin mai dans le cadre d'un accord entre le Niger et le géant du nucléaire français Areva, qui portait sur l'exploitation des ressources d'uranium du pays, dont la signature avait nécessité 18 mois d'âpres négociations.

Le dossier Imouraren, très suivi par Niamey, avait pesé dans les tractations. Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé il y a 18 mois son exploitation "au plus tard en septembre 2015", après une rencontre avec son homologue français François Hollande.

"C'est lié au cours de l'uranium", très bas depuis l'accident de la centrale japonaise de Fukushima et la révision à la baisse des perspectives de croissance du parc nucléaire mondial, a souligné la source diplomatique, au fait du dossier.

Mais le risque jihadiste et terroriste élevé dans le Sahel a aussi participé à cette décision, a-t-elle poursuivi.

Areva extrait environ un tiers de son uranium de la région d'Arlit (nord du Niger), où le risque terroriste est élevé. Cinq Français et un Togolais y avaient été enlevés en 2010. Deux d'entre eux avaient été libérés en 2011, et les quatre autres fin 2013.

Le sujet de l'uranium nigérien a été évoqué par Manuel Valls lors de son entrevue avec le président du Niger Mahamadou Issoufou.

Le Niger fait face à la concurrence de nouvelles mines en Australie, au Kazakhstan et au Canada.

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