Bank of America: les prêts dopent les bénéfices, le courtage à la peine

Publié le à New York, 13 oct 2017 (AFP)

Bank of America a annoncé vendredi un bond de ses bénéfices trimestriels, dopés par une forte progression des crédits accordés aux ménages et aux PME, alors que persistent les difficultés du courtage.

Le bénéfice net a augmenté de 15% à 5,1 milliards de dollars lors du troisième trimestre achevé fin septembre, ce qui s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 48 cents contre 45 cents attendus en moyenne par les marchés financiers.

Le chiffre d'affaires a progressé de 1% à 22,08 milliards de dollars, contre 21,98 milliards attendus en moyenne par les analystes.

Les coûts ont également diminué de 2,4% en un an, en dépit du fait que la firme investit dans les technologies et a augmenté son enveloppe marketing pour promouvoir ses nouvelles cartes de crédit.

Ces annonces faisaient monter le titre de plus de 0,67% à 25,60 dollars vers 11H26 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance à Wall Street.

Comme ses rivales JPMorgan Chase et Citigroup la veille, l'établissement a vu sa banque de détail compenser la mauvaise passe des activités spéculatives.

Les recettes générées par cette division ont augmenté de 10,1% à 8,77 milliards de dollars, principalement grâce à un bond de 8% des volumes de prêts et de 9% des dépôts bancaires.

Les provisions liées aux impayés de détenteurs de cartes de crédit ont toutefois augmenté de 269 millions de dollars.

Les incertitudes entourant les promesses de réformes faites par le président Donald Trump, notamment celles portant sur les impôts, n'ont semble-t-il, pas incité les consommateurs à freiner leurs dépenses et à épargner.

A l'inverse, le courtage, traditionnellement source de gros revenus, demeure un point faible.

Le chiffre d'affaires généré par les traders a diminué de 15% à 3,2 milliards de dollars, plombé par une chute de 22% des revenus générés par la spéculation des bons du Trésor et autres obligations, matières premières, devises (FICC).

Les raisons du déclin sont essentiellement liées à la faible volatilité observée actuellement sur les marchés financiers où les investisseurs sont prudents en attendant la réforme fiscale en cours d'élaboration à Washington.

L'indice VIX de volatilité dit "indice de la peur", évoluait jeudi à 10,13, un très bas niveau. Il est descendu le 26 juillet jusqu'à 8,84, son plus bas depuis 1993, quand il avait été introduit sur les marchés.

lo/spi

BANK OF AMERICA

J.P. MORGAN CHASE & CO

CITIGROUP

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