Champs-Elysées: une voiture percute un fourgon de la gendarmerie

Publié le à Paris (AFP)

Près de deux semaines à peine après l'attaque à Notre-Dame de Paris, un homme a percuté lundi "a priori" volontairement avec sa voiture un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Elysées, sans faire de blessé, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois.

L'homme qui conduisait la voiture qui portait une arme sur lui "pourrait être mort", selon la préfecture de police.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance, alors que selon une source proche du dossier et une source policière, il s'agit "a priori, d'un acte volontaire".

L'attaquant n'a pas fait de blessés mais sa voiture s'est embrasée lors de l'impact, a-t-on appris de sources concordantes.

L'attaque a eu lieu à deux pas du square Marigny, un important dispositif policier a été déployé sur place : circulation bloquée sur l'avenue, la station Champs-Elysées-Clemenceau a été fermée, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Au milieu de la chaussée, une voiture blanche type berline paraît abandonnée, la porte conducteur ouverte, selon un journaliste de l'AFP.

Alexandre, 51 ans, était assis sur un banc de la célèbre avenue : il raconte à l'AFP avoir vu "des gens courir dans tous les sens, des touristes. Certains m?ont crié de partir. Il y avait du monde partout".

Il pourrait s'agir du deuxième attentat depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Une fois encore, les forces de l'ordre semblent avoir été visées, dans un lieu emblématique de la capitale française.

- Déjà une attaque sur les Champs en avril -

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà être le théâtre d'un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d'être abattu. Un message manuscrit "défendant la cause de Daech" avait été retrouvé sur un papier près de son corps, l'attaque avait immédiatement revendiquée par le groupe Etat islamique.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein coeur du Paris touristique, et s'était revendiqué "soldat du califat", un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe jihadiste EI, selon une source proche de l'enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

L'homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié "c'est pour la Syrie" au moment où il frappait le policier, avait déclaré le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie.

Depuis janvier 2015, la France a basculé dans l'ère de la violence jihadiste, avec une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, les dernières visant tout particulièrement les forces de l'ordre.

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