Lactalis: Ferrand pour que "tout la lumière soit faite"

Publié le à Paris, 14 jan 2018 (AFP)

Le patron des députés de La République en marche Richard Ferrand a demandé dimanche que toute la lumière soit faite sur la contamination à la salmonelle et la commercialisation de produits Lactalis, sans exclure la commission d'enquête réclamée par plusieurs groupes d'opposition.

"Je ne suis par principe défavorable à rien qui permette de mettre en lumière la vérité, corriger des dysfonctionnements", a déclaré M. Ferrand, qui était interrogé au Grand Rendez-vous d'Europe 1-Cnews-Les Echos. "La droite, elle, demande ce qu'elle veut, ensuite on va voir en quels termes elle pose sa question et on lui répondra", a-t-il ajouté. "Ce qu'il faut, c'est que la vérité soit faite, si c'est l'enquête parlementaire le moyen d'agir le plus approprié, ce sera une enquête parlementaire".

M. Ferrand a salué l'action du gouvernement, qui a selon lui permis que soient prises des mesures "extrêmement fortes" pour mettre fin à une crise qui a conduit le PDG à annoncer dimanche le rappel de 12 millions de boîtes de lait infantile dans 83 pays après la découverte de 37 cas de salmonellose en France et un en Espagne.

"Le gouvernement par l'action de Bruno Le Maire n'a pas traîné, a veillé à ce que des mesures extrêmement fortes soient prises", a-t-il dit.

Interrogé sur la colère des consommateurs des produits incriminés, qui vise notamment le gouvernement, M. Ferrand a ajouté: "si les études, les enquêtes, démontrent qu'il y a eu des lenteurs ou des erreurs de jugement ou que l'ampleur du phénomène n'a pas été suffisamment soupesée, nous verrons bien, ne commençons pas comme ça. Constatons que le ministre de l'Economie, avec le patron (Emmanuel) Besnier, a fait en sorte que les mesures les plus radicales soient prises".

"L'enjeu fondamental, il est d'abord que ça ne se reproduise plus et que ça n'affaiblisse pas ce fleuron de notre économie", a-t-il conclu. "Ce qui m'importe c'est que la sécurité sanitaire de notre industrie agro-alimentaire, qui est une belle industrie en France, soit garantie, que dès qu'il y a un risque qui, là, est avéré, il soit éradiqué".

Geoffroy Didier, secrétaire général délégué des Républicains (LR), a demandé jeudi la création d'une commission d'enquête parlementaire après que plusieurs grands groupes ont reconnu avoir vendu des boîtes de lait infantile qui auraient dû être retirées des rayons. Les députés PS et PCF ont fait des demandes similaires vendredi.

"Je crois que ce sera compliqué qu'une commission d'enquête (parlementaire) puisse avoir lieu", a nuancé dimanche le patron des députés LR Christian Jacob, invité de "Dimanche en politique sur France 3".

M. Jacob a rappelé que les parlementaires ne peuvent "pas aller sur un champ couvert par une enquête judiciaire". Or, "à ma connaissance, une enquête a été ouverte par le parquet", a-t-il souligné.

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