Montpellier: 43 gardes à vue après la manifestation contre le gouvernement (préfecture)

Publié le à Montpellier (AFP)

Quarante-trois personnes étaient encore en garde à vue dimanche, au lendemain de la manifestation de "convergence des luttes" organisée à Montpellier lors de laquelle la police avait procédé à 51 interpellations, a précisé la préfecture de l'Hérault.

Ces personnes sont entendues pour violences sur personnes dépositaires de l'ordre public, dégradations aggravées et/ou participation à un groupement en vue de commettre des dégradations, a précisé le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret à l'AFP.

Me Sophie Mazas, présidente de la Fédération de la Ligue des droits de l'Homme de l'Hérault, a qualifié ces interpellations et ces gardes à vue de "pure com'" dimanche, auprès de l'AFP.

"Ces personnes, dont deux membres de l'équipe légale de la LDH, ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à 2 km des dégradations", a affirmé Me Mazas, selon qui les manifestants interpellés étaient alors sur le chemin de l'université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, où ils se rendaient pour participer à une Assemblée générale.

Dès samedi soir la LDH avait dénoncé dans un communiqué "la nasse policière" mise en place pour ces interpellations, et "l'entrave à la liberté de manifester": "Certaines arrestations ont été très violentes, il y a eu une répression inhabituelle à Montpellier", a insisté Mme Mazas dimanche auprès de l'AFP.

La LDH de l'Hérault et le syndicat Sud-Solidaires de l'Hérault ont appelé à un rassemblement dimanche à la mi-journée devant l'hôtel de police de Montpellier, en soutien aux personnes gardées à vue.

La manifestation, qui a rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes samedi à Montpellier, a été le théâtre d'affrontements entre certains manifestants et les forces de l'ordre. Un peu avant 16H00, environ 200 manifestants, le visage dissimulé, s'étaient directement confrontés avec les policiers, déployés en nombre, avaient constaté les journalistes de l'AFP.

Les dégâts causés à divers commerces - banques, agences immobilières ou magasins de téléphonie - en marge de la manifestation n'avaient pas encore été évalués dimanche.

Cette manifestation antigouvernementale avait notamment réuni de jeunes anarchistes, des opposants à la loi Vidal sur l'accès à l'université, des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

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