SimplonMars: l'essaimage marseillais d'une école numérique sociale de Montreuil

Publié le à Marseille (AFP)

Fruit d'un partenariat avec l?École Centrale de Marseille, SimplonMars est le troisième essaimage français de l'école numérique montreuilloise à vocation sociale Simplon.co, après Villeneuve-La-Garenne (Hauts-de-Seine) et La Loupe (Eure-et-Loir).

Destiné à "former des jeunes issus des quartiers prioritaires aux métiers du numérique", SimplonMars, est né de la rencontre entre Frédéric Bardeau, co-fondateur de Simplon et les responsables de Centrale Marseille, en octobre 2013.

La moitié du budget -- limité autour de 100.000 euros, soit 4.000 euros par élève, pour être plus aisément duplicable -- est financé par le Pacte de sécurité et de cohésion sociale pour Marseille, dont le Premier ministre Manuel Valls est venu faire un premier bilan début février.

Rare sinon unique grande école d'ingénieur implantée dans un quartier sensible, Centrale Marseille était déjà très impliquée sur ses sujets, explique Guillaume Quiquerez, directeur de cabinet de l?établissement.

Le "labo sociétal" de l'école implantée dans le technopôle de Château-Gombert (13ème ardt), au c?ur des quartiers nord, développe depuis dix ans un programme de tutorat permettant aux collégiens et lycéens des établissements voisins d'être encadrés par des élèves ingénieurs, avec lesquels ils partagent des sorties, en entreprise ou au musée.

"L'enjeu de ces actions-là n'est pas de faire de la formation avec des contenus disciplinaires à proprement parler, c'est de travailler les questions d'ouverture, d'ambition, de confiance en soi, de méthodologie", explique M. Quiquerez.

L'ADN de Simplon.co, qui se présente comme une "fabrique sociale de codeurs", s'est assez naturellement fondu dans cet environnement. Des partenariats ont été scellés notamment avec Pôle emploi et la Mission locale pour "sourcer" les futures recrues et leur garantir un accompagnement juridique et social -- y compris en terme d'aide financière. Et des liens noués avec des entreprises et des associations pour permettre à la formation initiale de déboucher sur un apprentissage six mois supplémentaires en alternance, soit comme "référent médiateur numérique", soit comme "développeur junior ou cadet".

"Pour l'instant on a déjà 4 à 5 places en entreprises qui paraissent acquises, explique Mathilde Chaboche, chargée de projet : "les emplois d'avenir nous ont pré-réserver une dizaine de places, donc il reste en gros un volant de dix places à trouver".

Pas de critères de diplômes pour les candidats auditionnés, simplement une tranche d'âge, 18-30 ans, et une adresse dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.

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