Une directrice prend la tête de la direction du renseignement des douanes

Publié le à Paris, 25 juin 2017 (AFP)

La direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), récemment déstabilisée par un affaire portant sur des pratiques illégales d'enquêtes, aura désormais à sa tête une directrice, Corinne Cleostrate, dont la nomination a été officialisée dimanche au journal officiel.

Ancienne sous-directrice des droits indirects à la direction générale des douanes et droits indirects à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Corinne Cleostrate remplace l'ancien directeur de la DNRED, Jean-Paul Garcia.

Nommée à ce poste le 19 juin par un arrêté du ministre de l'action et des comptes publics, elle prendra officiellement ses fonctions à partir du 1er juillet.

Le 21 avril, deux hauts responsables des douanes, la numéro 3 de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et le chef de la Direction des opérations douanières (DOD) du Havre, ont été mis en examen dans cette affaire portant sur des pratiques d'enquête illégales, notamment autour de la saisie de 43 tonnes de café contrefait en juillet 2015.

Le 12 décembre, plus de 700.000 euros en liquide avaient été saisis par les gendarmes, notamment dans l'antenne de la DOD du Havre et au domicile de son chef.

"A la suite des constatations judiciaires effectuées au Havre en décembre, la Douane a immédiatement engagé une enquête interne. Celle-ci a conduit à proposer aux ministres la mise en place d'un plan de refondation de la DNRED. Dans ce cadre, il a été décidé de renouveler l'équipe dirigeante pour montrer la détermination de la Douane à restaurer la confiance en la DNRED", a dit la Douane à l'AFP.

Pour la Douane, "le plan de refondation (...) s'attachera à redéfinir les méthodes de travail, la gestion des sources ainsi que les processus de décision ou le suivi des opérations sensibles. Ces décisions ont pour objectif de donner le signal fort que si des dysfonctionnements apparaissent au sein des services douaniers, ceux-ci ne seront pas acceptés".

L'enquête menée par la juge du pôle financier Aude Buresi porte notamment sur les conditions dans lesquelles 43 tonnes de café contrefait étaient arrivées au Havre dans un conteneur de 120 tonnes, et au lien éventuel entre l'argent trouvé lors de la perquisition et cette saisie.

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