Allemagne: Schulz utilise le Dieselgate pour relancer sa campagne

Publié le à BERLIN (Allemagne)

Martin Schulz, rival social-démocrate d'Angela Merkel aux législatives de septembre, s'est livré dimanche à une attaque en règle contre les patrons des constructeurs automobiles allemands empêtrés dans le scandale du Dieselgate, avec l'objectif de relancer sa campagne pour les législatives de septembre. Le chef du parti social-démocrate (SPD) a affirmé que les consommateurs ne devraient pas avoir à payer pour les erreurs commises par des "dirigeants irresponsables" touchant des salaires à six chiffres. "Le problème, c'est que nous sommes dans une situation où des dirigeants valant des millions chez Volskwagen et Daimler se sont endormis (...) et n'ont pas investi là où ils auraient dû", a-t-il dénoncé dans une interview à la télévision publique ZDF. Le secteur automobile allemand fait face à une crise sans précédent depuis que Volkswagen, numéro un mondial de l'automobile, a reconnu en septembre 2015 avoir équipé 11 millions de véhicules diesel d'un logiciel truqueur qui faussait les contrôles de ses émissions polluantes. Les soupçons se sont étendus depuis à l'ensemble de l'industrie. Le contexte est encore alourdi par la révélation de soupçons de cartel entre constructeurs allemands, qui aurait selon l'hebdomadaire Der Spiegel jeté les bases de cette manipulation. Martin Shulz, dont le parti souffre de 14 points de retard dans les sondages sur le bloc chrétien-démocrate (CDU-CSU) de Mme Merkel, a aussi proposé d'établir un quota européen pour les voitures électriques, une hypothèse exclue samedi par sa rivale. A six semaines du scrutin du 24 septembre, le dernier sondage Emnid pour le journal Bild am Sonntag donne les chrétiens démocrates en tête avec 38% devant le SPD à 24%. Mais M. Schulz a souligné que "la bataille électorale dure jusqu'à la dernière minute". "Je pense toujours que j'ai une bonne chance de diriger le prochaine gouvernement", a-t-il dit à la ZDF. Interrogé sur une éventuelle nouvelle grande coalition avec le parti de Mme Merkel, il a répondu : "Je n'ai rien contre une grande coalition sous mon commandement, si la CDU veut être le partenaire minoritaire". (Belga)
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