Conflit en Syrie - Washington pense que du sarin et du chlore ont été utilisés à Douma

Publié le à WASHINGTON (USA)

Les Etats-Unis pensent que du chlore mais aussi du gaz sarin ont été utilisés par le régime syrien lors de l'attaque chimique qu'ils lui imputent, le 7 avril à Douma près de Damas, a déclaré samedi une responsable de l'administration américaine."Alors que les informations disponibles sont plus claires sur le recours au chlore, nous avons aussi des informations significatives qui font état également d'un usage de sarin", a-t-elle dit à la presse sous couvert de l'anonymat. Le gaz sarin est un agent neurotoxique plus puissant, déjà utilisé il y a un an à Khan Cheikhoun lors d'une attaque qui avait également provoqué des représailles américaines. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé dans la nuit de vendredi à samedi de nouvelles frappes contre le régime de Bachar al-Assad en réponse à l'attaque de Douma, qui a fait au moins 40 morts selon des secouristes sur place mais dont Damas nie l'existence. Selon cette responsable américaine, l'analyse des images prises à Douma, ainsi que "les symptômes décrits dans les rapports de médecins, d'ONG et d'autres sources", font penser à un recours au sarin, un agent chimique interdit. "Ils font état de myosis, ou contraction des pupilles, de convulsions et de déréglements du système nerveux central", a-t-elle détaillé. "Ces symptômes ne sont pas provoqués par du chlore", dont l'usage par le régime a été à plusieurs reprises dénoncé par les Occidentaux au cours des derniers mois, a-t-elle ajouté. "Ils sont provoqués par des agents neurotoxiques." Pour Washington, "ces symptômes, ainsi que les dizaines de morts et les centaines de blessés dont on fait état, font penser à du sarin". "C'est une arme beaucoup plus efficace", a-t-elle dit. Les Etats-Unis avaient dit vendredi, quelques heures avant de lancer des frappes ciblées contre les capacités chimiques du régime syrien, avoir la preuve que les forces de Bachar al-Assad avaient utilisé des armes chimiques, sans pour autant préciser de quelles armes il s'agissait. Une équipe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) doit enquêter à Douma pour déterminer la nature exacte des armes employées, mais son rôle ne prévoit pas qu'elle identifie les auteurs de l'attaque. (Belga)
© 2018 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.

RECO llb_sb_1

RECO llb_sb_2

RECO LlbSb3

RECO llb_sb_4

RECO llb_sb_5

RECO llb_sb_6