Journée internationale des étudiants - Environ 300 étudiants ont manifesté à Bruxelles pour dénoncer leur précarisation

Publié le à BRUXELLES (BELGIUM)

A l'initiative de la Fédération des étudiants francophones (Fef), environ 300 jeunes ont manifesté vendredi après-midi dans le centre de Bruxelles pour dénoncer la précarité étudiante, sous le slogan "Etudier est un droit, pas un privilège !". Les étudiants avaient réalisé de nombreuses pancartes pour dénoncer leur précarité financière avec des messages du type "Manger, dormir, se soigner, se déplacer : Y'a trop à payer !". Ils se sont rassemblés vendredi à 14h00 gare centrale. Avant de rejoindre en fin d'après-midi le village associatif déployé place de la Chapelle, les étudiants sont allés en cortège déposer un mémorandum reprenant leurs revendications au siège du MR et au cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt (PS). Le ministre s'est exprimé devant les étudiants et a affirmé être en accord avec la nécessité de refinancer l'enseignement supérieur et d'élargir les aides sociales. La Fef prend acte de ces déclarations, mais attend qu'elles soient suivies de mesures concrètes. "Notre première revendication est le refinancement de l'enseignement supérieur, mais il faudrait aussi réduire le coût des études et revoir les budgets sociaux", défend Maxime Mori, président de la Fef. "Vu le nombre de demandes au CPAS qui est en constante augmentation, le système de bourses doit encore être amélioré. On attend une proposition concrète du ministre Marcourt sur ce point-là". Quelque 27.000 étudiants émargent en 2017 au CPAS, contre 3.000 en 2003, s'inquiète M. Mori. Seul 1,3% du PIB belge est investi dans l'enseignement supérieur alors que l'Union européenne recommande un minimum de 2%. De nombreuses associations et syndicats ont soutenu la manifestation, parmi lesquels la FGTB, la Ligue des Familles, le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, la Ligue des Droits de l'Homme, les Jeunes CSC, Ecolo J, le Mouvement des Jeunes Socialistes et Comac. "On a de plus en d'étudiants qui demandent des aides au CPAS et qui doivent travailler pour continuer leurs études", relève Charlie Le Paige, président de Comac, le mouvement de jeunesse du PTB. "C'est une manière de faire une sélection sociale car il y a aussi tous les jeunes qui ne peuvent pas accéder aux études pour des raisons financières. La précarité étudiante augmente et de nouvelles attaques se profilent en termes de sélection et d'augmentation du coût des études", prédit-il. (Belga)
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