L'ancien ministre des Travaux publics Louis Olivier est décédé

Publié le à BRUXELLES (Belgique)

Louis Olivier est décédé, a annoncé mardi le président du MR, Olivier Chastel. Ce Bastognard né en 1923 fut le dernier ministre national des Travaux publics et l'un des artisans de la régionalisation du pays. Avocat inscrit au barreau de Neufchâteau, Louis Olivier est entré à la Chambre en 1965, comme député de l'arrondissement d'Arlon-Marche-Bastogne, et y a siégé jusqu'en 1991, indique l'Encyclopédie du Mouvement wallon. De 1971 à 1975 et de 1980 à 1983, à l'heure des premiers pas difficiles de la régionalisation, il a fait partie du Conseil Economique Régional de Wallonie (CERW), conseil consultatif considéré comme l'embryon de la Région wallonne. Louis Olivier est entré pour la première fois dans un gouvernement en 1973. Sous la bannière du Parti de la Liberté et du Progrès (PLP), il est désigné secrétaire d'Etat aux Réformes institutionnelles et administratives dans l'exécutif dirigé par le socialiste wallon Edmond Leburton. En 1976, il est nommé pour la première fois ministre des Travaux publics, une matière sous forte tension communautaire où chaque région linguistique regarde avec suspicion les investissements qui sont réalisés dans l'autre région. De 1974 à 1977, il a également siégé dans les quatre comités ministériels des Affaires wallonnes dans le cadre de la régionalisation préparatoire. Du 17 décembre 1981 au 9 mai 1988, Louis Olivier a été de tous les gouvernements Martens, en charge des Travaux publics, et de 1983 à 1985 des Classes moyennes. L'une de ses tâches sera l'achèvement du programme autoroutier lancé par ses prédécesseurs, en particulier l'E411 qui relie Bruxelles à Luxembourg. Son ministère a été régulièrement la cible des reportages acides du Journal des Grands Travaux Inutiles de la RTBF. La compétence sera régionalisée en 1989 (Paula D'Hondt détiendra le portefeuille pendant quelques mois) dans le cadre de la grande réforme de l'Etat de 1988. Louis Olivier a été par ailleurs bourgmestre de Bastogne de 1965 à 1976, jusqu'à la fusion des communes. Le premier ministre Charles Michel a regretté la perte d'un "un homme engagé qui a marqué l'histoire politique" du pays. "Son humour, son sens de l'écoute, ses capacités d'analyse et son optimisme ont marqué le mouvement libéral pendant de nombreuses décennies. Apprécié de tous ses collègues, il sera regretté bien au-delà de la famille libérale", a souligné pour sa part M. Chastel. (Belga)
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