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Les thèmes de campagne
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La politique étrangère
Les "effets désastreux" des libéralisations
Marquée de sceau du multilatéralisme, la politique étrangère belge doit, selon le PS, se concentrer prioritairement sur trois dossiers : l’Afrique centrale, le Proche-Orient et l’Afghanistan. On y lit le renfort de la coopération, l’assistance au renforcement d’institutions démocratiques, la vision du PS d’une résolution du conflit Israëlo-palestinien (deux états, Jérusalem-Est comme capitale de l’état palestinien, notamment), la réorientation de l’intervention occidentale en Afghanistan vers une stratégie civile de développement économique et social du pays. Concernant la politique européenne, le PS met l’accent sur la régulation financière et la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (0,05 %). Pointant les "effets désastreux" des politiques européennes de libéralisation et de privatisation (rail, poste, électricité), les socialistes demandent une réorientation de la politique européenne en la matière. La lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la biodiversité s’inscrit aussi au chapitre international du programme du PS.
Une politique étrangère retrouvée
Dans son Manifeste, le Mouvement réformateur se félicite de la place retrouvée par la Belgique. Les "facteurs déterminants" cités dans le document sont la liberté individuelle, la liberté d’entreprendre, le respect croissant des droits de l’homme dans toutes leurs dimensions et le progrès vers plus de démocratie. La Belgique et ses composantes doivent désamorcer les pièges que l’intolérance et l’usage irraisonné de la force peuvent tendre à l’humanité, "au risque de détruire le modèle de société que nous avons bâti depuis 50 ans". Le MR défend une philosophie des relations internationales qui met en avant la primauté du droit sur les relations de puissance. L’Europe doit cependant, pour être mieux entendue, renforcer sa politique extérieure et de sécurité commune, y compris dans sa capacité militaire. Il s’agit ici de renforcer la capacité de dialogue de l’Europe avec son allié et partenaire américain en vue de contribuer davantage à l’élaboration d’"un monde meilleur et plus juste où le recours à la force fera place à des coopérations accrues".
Des institutions au service des populations
Sans surprise, c’est sous les termes "monde durable et équitable" qu’Ecolo regroupe ses propositions en matière de politique internationale. Les Verts visent une coopération planétaire renforcée qui surmonterait les contradictions économiques entre les pays émergents, le monde industrialisé et les pays en développement, qui répartirait les ressources énergétiques, qui développerait les énergies renouvelables, qui protégerait les minorités et qui préviendrait les conflits. Pour y parvenir, Ecolo table sur l’Union européenne, qu’il voit dotée d’une réelle gouvernance économique plutôt que des concurrences fiscales et sociales qui subsistent dans l’espace européen. Si l’Onu est envisagé comme un espace d’action, cette assemblée doit être réformée pour permettre davantage de multilatéralisme et d’application du droit international. Les verts dénoncent par ailleurs le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, dont les politiques "provoquent des ravages sociaux et environnementaux". Ecolo demande l’annulation de la dette des pays les plus pauvres.
Stratégie globale de développement durable
Quatre piliers axent la réponse du cdH aux citoyens attendant une Europe "plus concrète" : le social, l’environnemental, l’économique et l’"extérieur". On y retrouve la volonté de protéger les emplois, de lutter contre les délocalisations abusives, une uniformisation des "revenus minimum", l’exportabilité des droits sociaux. Plus généralement, le cdH s’engage pour plus de convergence sociale et l’imposition de normes minimales. Autre enjeu : la mise sur pied d’une politique économique européenne. Le parti constate que les politiques de libre marché n’ont pas eu l’efficacité espérée. Le cdH propose la mise en place, au niveau européen, d’un contrôle prudentiel des banques, des compagnies d’assurance et des produits financiers. Enfin, en vue de freiner la spéculation financière, le cdH soutient la mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières : de 0,01 % à 0,02 % sur les mouvements de plus de 10.000€, avec une possibilité d’augmenter ce montant pour lutter contre les attaques que pourraient subir les monnaies européennes.
Le communautaire
Un fédéralisme de prospérité
"Mieux gouverner notre pays" : c’est sous cette tête de chapitre, le 30e d’un programme qui en compte 33, que l’on trouve les vues institutionnelles du parti socialiste. Il s’y dit "prêt à discuter de réformes qui visent à stabiliser le pays et établir un fédéralisme de prospérité". Celui-ci doit s’organiser sur un double socle : un Etat fédéral "garant des droits et libertés de chacun" ainsi que des outils de régulation et redistribution, notamment à travers la solidarité interpersonnelle ; une autonomie et des responsabilités accrues pour les Régions. Ce fédéralisme de prospérité suppose aussi le renforcement de la Région bruxelloise, sur pied d’égalité avec les deux autres. Ici le PS demande, notamment, un financement "juste et adéquat" des coûts et charges qu’engendre le rôle de capitale et de poumon économique ; la prise en compte de la démographie par un financement fédéral temporaire dédié à la création d’écoles ; la simplification des institutions. Quant au respect des minorités linguistiques, il est question entre autres de renforcer les droits des francophones de la périphérie et des Fourons, de nommer les bourgmestres démocratiquement élus, de ratifier la convention-cadre.
Une structure fédérale en évolution
Vivre ensemble. Depuis 2007, explique-t-on au Mouvement réformateur, les partis flamands ont essayé de battre en brèche le modèle belge. Cela dit, "la minorité doit accepter de négocier. Les francophones ne peuvent entretenir dans les partis flamands l’impression qu’ils refusent d’envisager une évolution de la structure fédérale". Pour assurer le développement du pays, il faut oser la question du "vivre ensemble", de savoir comment l’on veut encore faire travailler ensemble des responsables politiques du Nord et du Sud. Concrètement, poursuit ainsi le MR, "avant de demander un transfert de compétences ou de moyens, la question qui doit être posée est celle de savoir si une régionalisation ou une refédéralisation apporteraient plus de droits, plus de possibilités aux citoyens, plus d’efficacité aux politiques menées". Enfin, les réformateurs, une fois de plus, épinglent l’avenir institutionnel des francophones entre eux : "L’évolution de l’Etat belge impose, plus que jamais, aux francophones de mettre en œuvre un projet commun fondé sur la densité des liens économiques, sociaux et culturels qui les unissent, au sein d’une fédération Wallonie-Bruxelles".
Un pacte de respect et de solidarité
Union. Sous la prochaine législature, explique-t-on au cdH, "nous devrons régler ensemble" : 1° le dossier relatif à BHV, y compris l’ensemble des éléments et des thèmes mis sur la place pendant les discussions avec Jean-Luc Dehaene ; 2° les transferts de compétences notamment prévus sous cette législature (il s’agit entre autres de certains éléments relatifs à la politique de l’emploi, des éléments de politique économique, la loi sur les baux ) ; 3° l’adaptation de la loi de financement, moyennant "une réforme équilibrée qui maintienne les principes de solidarité entre les personnes et respecte les droits des francophones". Il s’agira donc d’établir "un nouveau Pacte de respect et de solidarité entre les Belges". Celui-ci devrait maintenir, au cœur de l’Etat belge, "un système fort de sécurité sociale, le refus d’une concurrence fiscale qui puisse être défavorable au développement du sud du pays, le principe de transfert de compétences assorti des financements adéquats, et la protection des droits des francophones". Le mot d’ordre de "l’union fait la force" serait à cette aune une devise "plus moderne que jamais".
Un nouvel équilibre institutionnel
Responsabilité. La législature passée et la crise ont démontré, explique Ecolo, "la nécessité d’ouvrir un large débat" sur l’avenir de nos institutions. C’est "en concertation avec Groen" qu’Ecolo dit dès lors, dans ses priorités électorales, réaffirmer "clairement sa disponibilité pour construire un nouvel équilibre institutionnel, dans le cadre d’un projet de société ouvert et moderne, afin de sortir durablement des conflits communautaires". Les verts francophones entendent ainsi "promouvoir une modernisation approfondie du système fédéral". Celle-ci est à fonder sur le respect de l’autre et le dialogue permanent entre l’Etat, les communautés et régions ; sur le respect du droit des personnes, notamment au regard du droit international ; ainsi que sur "les principes intangibles de solidarité - interrégionale et interpersonnelle - et de responsabilité". Voilà qui, concrètement, devrait notamment passer par la création d’une circonscription fédérale, la transformation du Sénat en une assemblée des entités fédérées, la simultanéité des élections fédérales et régionales/européennes.
Les finances publiques
Lutter contre la grande fraude fiscale
Gestion. Pour le PS, il faut des mesures concrètes pour créer de l’emploi, soutenir les travailleurs, consolider les pensions légales et soutenir les familles. Mais il faut aussi poursuivre une gestion sérieuse et responsable du budget de l’Etat. Pour cela, disent les socialistes, il faudra s’attaquer à deux fléaux majeurs : la grande fraude fiscale et la criminalité financière des spéculateurs.
Il faut donc à tout prix respecter la trajectoire budgétaire qui a été dessinée pour ramener nos finances publiques à l’équilibre en 2015, sans pour autant soumettre le pays à un plan d’austérité qui serait insupportable pour les citoyens. Le PS, partisan d’une fiscalité plus juste, veut notamment mieux utiliser l’enveloppe budgétaire des intérêts notionnels pour relever le niveau des salaires et créer de l’emploi. Le PS veut aussi rééquilibrer la taxation entre les revenus du capital et les revenus du travail, en supprimant l’exonération des plus-values sur actions réalisées par des sociétés : 300 milliards de plus-values réalisées par les sociétés qui ont échappé à tout impôt en 20 ans, affirme le PS.
Miser sur la croissance pour assurer le bien-être
Impôts. Le MR soutient un retour rapide à l’équilibre budgétaire. Une gestion saine des finances publiques est nécessaire pour éviter les crises du type de celle qui frappe la Grèce. La première priorité du MR est de soutenir l’emploi et de revaloriser le travail. Ces dernières années, plus de 10 milliards ont été rendus aux citoyens via la baisse des impôts. Les salaires les plus bas ont augmenté de plus de 20 % grâce à ces mesures. Malgré ces efforts, nous payons toujours trop vite trop d’impôts en Belgique. Il faudra donc continuer à réduire les charges qui pèsent sur le travail et sur les entreprises. La fiscalité doit contribuer, pour rendre le travail plus attractif, à creuser l’écart entre les revenus du travail et les revenus de remplacement en augmentant le salaire poche, en particulier pour les bas et moyens salaires. Afin d’accompagner la reprise, il faudra soutenir des secteurs à haute intensité de main-d’œuvre et créateurs d’emplois, comme le MR l’a obtenu en diminuant la TVA dans les secteurs de la construction ou de l’Horeca. Miser sur la croissance et l’emploi est essentiel si l’on veut assurer le bien-être.
Relancer la machine par la croissance
Maintenir le cap. Pour le cdH, qui avait à gérer les finances publiques pendant ces trois dernières années, le bilan est bon. La Belgique se classe 4e de la zone euro, en termes de solde budgétaire. Et ce, malgré les mesures positives prises pour les banques en 2008.
L’avenir ? Bien sûr, dit le cdH, personne n’est à l’abri des spéculations. Tout le monde, en Europe est un peu fragile. Mais la Belgique n’est pas la Grèce. Plus de 90 % de notre dette est entre les mains des Belges.
La solution pour maintenir le cap budgétaire ? La rigueur, la rigueur Mais aussi, la croissance. Les pouvoirs publics doivent créer les conditions qui permettent à la croissance de se développer. Pour que la croissance soit là, il faut créer un terreau et permettre aux investissements de l’amplifier. Oui, c’est par la croissance qu’on relancera la machine. Faut-il une cure d’austérité ? Elle viendra, si nécessaire en complément. Il serait contre-productif de saper le moral des Belges et des entreprises belges en imposant une austérité aveugle.
Faire participer les revenus du capital
Gestion. La dégradation des finances publiques n’est pas le fait unique de la crise financière, elle est le résultat d’une mauvaise gestion des deniers publics depuis 2003 ! Ecolo s’inscrit dans le scénario de retour à l’équilibre budgétaire à l’horizon 2015-2016. Il faut éviter un nouvel effet boule-de-neige, tout en dégageant les moyens suffisants pour des mesures d’investissement pour une relance verte et de préservation de notre modèle social. Pour revenir à l’équilibre, il faudra générer de nouvelles recettes, tout en épargnant les bas et moyens revenus. Les revenus du capital doivent participer davantage au financement de l’Etat. La lutte contre la fraude fiscale doit être une priorité. Il faut corriger les intérêts notionnels, pour qu’ils soient moins coûteux et servent l’emploi. De nouvelles contributions des secteurs bancaire et nucléaire et via une augmentation de la taxe sur les opérations boursières peuvent générer de nouveaux moyens pour rembourser la dette et financer un "green deal", qui créera de l’emploi et diminuera la pression sur la Sécu.
L'emploi
PS : Lier les aides publiques au maintien de l’emploi
Pour le PS, il faut, en ces temps de crise, adopter de nouveaux mécanismes pour freiner les pertes d’emploi. Les socialistes veulent notamment lier les aides publiques en faveur des entreprises au maintien de l’emploi. Et retirer le bénéfice de ce genre d’aides aux entreprises qui licencient du personnel sans être vraiment en difficulté. Les intérêts notionnels sont clairement visés.
Il faut aussi, pour le PS, créer de nouveaux emplois. Concrètement, les socialistes proposent de rétablir, “dans une certaine proportion”, l’obligation de remplacement pour les interruptions de carrière et les crédits-temps au moins dans les grandes entreprises. Le PS préconise aussi la conclusion, dans chaque entreprise, d’un pacte “emploi seniors” fixant des objectifs précis en matière de maintien à l’emploi et d’engagement des plus de 50 ans.
MR: Une nouvelle baisse des charges patronales
Pour stimuler l’emploi, le MR veut encore réduire les coûts à l’embauche. Il propose notamment de supprimer les charges patronales sur le salaire des trois premiers travailleurs dans les petites entreprises. Il propose par ailleurs de fondre tous les différents plans d’embauche dans une opération de réduction générale de cotisations sociales, plus particulièrement pour les bas salaires. Le MR veut aussi récompenser le travail. Il entend poursuivre la hausse du salaire net des travailleurs par une diminution des charges fiscales et sociales (pour ne pas alourdir le coût salarial). Il propose en outre des tarifs forfaitaires pour les transports en commun "afin que la distance parcourue ne soit pas un frein au travail", une hausse de la déductibilité fiscale pour les frais de crèche, des incitants financiers pour les personnes qui choisissent de se réorienter vers un métier en pénurie.
CDH: Un grand pacte pour la formation
Le cdH entend miser sur ce qu’il appelle le "capital humain". Il prône ainsi la conclusion d’un grand pacte pour la formation professionnelle entre toutes les composantes de l’Etat belge. Ce pacte devrait améliorer la réinsertion, mais aussi la réorientation au cours d’une carrière. Dans le même ordre d’idée, le cdH préconise d’investir davantage dans l’accompagnement des chômeurs.
Les Humanistes entendent aussi dynamiser l’offre d’emplois. Comme d’autres, ils préconisent une baisse de la fiscalité pesant sur le travail - une baisse qui serait compensée en tout ou en partie par une hausse de la fiscalité sur le capital. Enfin, le cdH invite les entités fédérées à réaliser une "alliance emploi-environnement" qui "dope les emplois environnementaux et le développement de l’entreprenariat dans ce secteur".
Assurer la transition écologique de l’emploi
Pour Ecolo, le redéploiement de l’emploi, c’est dans le développement durable qu’il faudra aller le chercher. Les verts veulent que l’Etat fédéral, avec l’appui des régions, encourage le développement des filières vertes (énergies renouvelables, transports publics, chimie verte, alimentation bio et de qualité ). Ils lui demandent aussi de favoriser la "transition écologique" des secteurs classiques de l’économie. Ils préconisent notamment de conditionner les aides publiques à l’emploi et au développement durable. Ecolo veut également augmenter l’investissement public dans la recherche et l’innovation, en priorité dans les secteurs verts. Il estime par ailleurs que le secteur non-marchand comme l’aide aux personnes, "créateur de richesses et de solidarité", doit être mieux soutenu par les pouvoirs publics.
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