20% de réduction des coûts salariaux

Belga Publié le - Mis à jour le

Actualité La direction de l'usine Volkswagen de Forest entend voir réduit de 20 pc le coût salarial du site bruxellois du constructeur automobile, ont annoncé les syndicats à l'issue du conseil d'entreprise, le deuxième consacré à la restructuration envisagée du site.

Cette baisse des coûts pourrait passer par un allongement du temps de travail, qui passerait de 35 à 38 heures par semaine, sans compensation salariale, "comme dans le reste du secteur automobile en Belgique", a indiqué de son côté le porte-parole de la direction de VW Bruxelles, Norbert Steingräber.

Les dirigeants du site bruxellois ont également appelé les travailleurs à reprendre le travail "au plus vite". La direction de Volkswagen a par ailleurs confirmé que 3.000 travailleurs pourraient garder leur emploi dans l'usine après la réorganisation, sans toutefois préciser s'il s'agirait d'emplois à temps plein.

"Nous avons des perspectives claires pour le site. Mais nous devons répondre encore à un grand nombre de questions avec les délégués du personnel afin d'assurer une construction économique de la nouvelle Audi A1 à l'usine de Bruxelles", a précisé M. Steingräber dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion. Pour réaliser ce projet, la "condition essentielle" serait une réduction du coût salarial horaire, précise la direction, qui prône l'application de la semaine de 38 heures à l'usine de Forest, "comme dans le reste du secteur automobile en Belgique", et une modification de l'organisation générale du travail.

"De telles mesures sont inéluctables", a souligné M. Steingräber. Pour ce qui concerne la phase transitoire avant 2009, la direction fait état d'"une première série d'idées concrètes sur une organisation possible jusqu'à 2009 pour 3.000 employés au maximum". "Nous voulons pour cela combiner divers instruments, comme par exemple la formation continue ou la mise à disposition via AutoVision", la filiale du groupe Volkswagen chargée de l'exploitation de l'Automotive Park, précise le communiqué de Volkswagen.

A la sortie, les représentants syndicaux ne cachaient pas leur déception, le conseil d'entreprise n'ayant une nouvelle fois guère fourni d'informations concrètes. Le mouvement de grève se poursuivra à coup sûr tant que ce ne sera pas le cas, a-t-on précisé de source syndicale.

Du côté de la direction, on continue de miser sur un "dialogue constructif" avec les délégués du personnel. "Mais pour cela, il faut que le travail reprenne au plus vite dans les conditions normales", ont précisé les responsables de Volkswagen

Une reprise du travail ne sera envisageable dans l'usine Volkswagen de Forest que lorsque les travailleurs auront reçu "des garanties concrètes et officielles sur l'avenir" du site, a fait savoir lundi après-midi la CSC-Métal. Contestant certaines informations faisant état du souhait de certains travailleurs de reprendre le travail, le syndicat chrétien rappelle, dans un communiqué, que "toutes les décisions syndicales ont été prises en front commun et continueront de l'être à l'avenir".

"Les discussions en cours actuellement au conseil d'entreprise sont d'une importance capitale", ajoute la CSC-Métal, qui rappelle dans la foulée que "les délégués attendent la confirmation officielle du licenciement de 2.200 travailleurs".

"Ce n'est que lorsque nous aurons des garanties concrètes et officielles sur l'avenir que nous pourrons envisager une reprise du travail", conclut le communiqué.

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