Activité économique en recul: Chastel prône la prudence

Belga Publié le - Mis à jour le

Actualité Pour le ministre du Budget, Olivier Chastel, il faut plus que jamais rester prudent en matière budgétaire. Selon les derniers chiffres de la BNB, l'activité économique a reculé de 0,6% au 2e trimestre de cette année. "Ce n'est pas une bonne nouvelle. Il s'agit certes d'une première estimation et il faut attendre les chiffres définitifs plus affinés, mais il est clair que le deuxième trimestre a été mauvais", a commenté le ministre. Olivier Chastel insiste sur le fait qu'il y a moins d'un mois la Banque nationale estimait encore la croissance sur l'ensemble de l'année à 0,5%.

C'est sur ce chiffre que le gouvernement a tablé lors de son dernier contrôle budgétaire. "Ces fluctuations rendent les ajustements budgétaires très compliqués. Après la dégradation du 2e trimestre, il faudra un redressement de l'économie de 0,9% si on veut arriver au 0,5% initialement prévu".

M. Chastel souligne que ces fortes fluctuations sont notamment la conséquence de la situation difficile que connaît la zone euro et le fait que la Belgique est très sensible au contexte international.

La forte différence constatée en si peu de temps est une preuve de plus pour le ministre que le gouvernement a eu raison de rester très prudent lors du dernier contrôle budgétaire. Il a en effet maintenu ce qu'il appelle la "prudence renforcée" pour les dépenses des départements, qui implique que chaque dépense doit recevoir le visa du ministre du Budget.

Il a également gardé en réserve une partie importante du montant de 650 millions d'euros qui avait été "gelé" à la demande de la Commission européenne. Le gouvernement a effectivement gardé 568 millions d'euros de dépenses gelées ou de recettes rapidement mobilisables pour parer à toutes les éventualités.

Enfin, le gouvernement a déjà prévu un nouveau contrôle budgétaire à la rentrée. Pour celui-ci, le gouvernement disposera de chiffres affinés, d'une nouvelle estimation sur l'année et d'un nouveau rapport du comité de monitoring afin de voir si le budget reste dans la limite d'un déficit maximum de -2,4% pour l'entité I et de -2,8% pour l'ensemble de l'État, rappelle le ministre.

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