Arcelor : le coup de bluff de la Région wallonne

F.C. Publié le - Mis à jour le

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La Région wallonne va-t-elle racheter la phase à chaud liégeoise ? Contrairement à l’information diffusée hier après-midi sur le site Web du "Soir", ce n’est pas à l’ordre du jour. Pas du tout, même Depuis deux jours, on sait que les principaux ministres wallons discutent du rapport remis par un expert sur les scénarios de maintien d’un haut-fourneau en activité en région liégeoise, indépendamment donc des activités d’ArcelorMittal dans la phase à froid. Rappel : le "froid" est lui-même menacé par l’abandon d’un plan d’investissement de 138 millions d’euros initialement prévu en raison. Le business plan présenté par le consultant prévoit un budget d’un milliard d’euros sur plusieurs années nécessaires pour relancer la phase à chaud et atteindre l’équilibre financier. On a cru pendant quelques minutes hier après-midi que le gouvernement wallon était prêt à mettre entre 300 et 400 millions sur la table pour racheter l’outil à ArcelorMittal mais cette information a été démentie très rapidement par le ministre régional de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS). " Comme je l’ai déjà dit, nous travaillons sur ce dossier, nous étudions tous les scénarios, nous entretenons des contacts mais le gouvernement n’a arrêté aucune décision dans ce sens. Le gouvernement prendra des décisions après avoir rencontré toutes les parties ", a expliqué Jean-Claude Marcourt, interrogé par l’agence Belga dans les couloirs du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Oui, l’exécutif régional s’est penché jeudi une nouvelle fois sur le dossier ArcelorMittal. Mais il n’a toutefois pris aucune décision. Il attend de rencontrer les syndicats - une réunion est prévue mardi prochain - et la direction du groupe. Cette rencontre entre le gouvernement wallon et certains responsables d’ArcelorMittal viserait plutôt à s’assurer que le géant de l’acier reste bien à la table des négociations. Mais pas de rachat, pas de relance d’un haut-fourneau régional wallon

La piste est de toute façon improbable, "La Libre" l’a écrit à plusieurs reprises. Les entraves à un tel rachat par la Région wallonne se heurtent à des obstacles insurmontables. Lesquels ? D’abord, ArcelorMittal ne veut pas vendre ses hauts-fourneaux liégeois aux pouvoirs publics wallons et encore moins à un concurrent privé que le gouvernement wallon aurait été dénicher. Quand bien même le groupe indien serait d’accord, il n’est pas du tout certain que le droit européen laisserait passer cette espèce de nationalisation larvée. Autre évidence : la Wallonie n’a pas l’argent Bien au contraire, la Région est soumise à d’importantes restrictions budgétaires pour revenir à l’équilibre de ses finances en délicatesse. Un milliard sur cinq ans ? C’est plus de la moitié du budget du plan Marshall qui serait ainsi injecté dans l’économie liégeoise

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