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L'été des enseignes (1/13)
Le groupe 5 à Sec fait le pressing
P.Lo
Mis en ligne le 14/07/2003
Nous entamons ce mardi nos séries de l'été dans les pages économiques. Dans «L'été des enseignes», nous ferons connaissance avec des chaînes de magasins dont le nom est connu de tous, mais souvent sans savoir qui ou quoi se cache derrière cette enseigne.
Ainsi tout le monde connaît 5 à Sec, ne fût-ce que par les odeurs prononcées de solvants que la firme de nettoyage à sec répand dans nos quartiers et galeries commerciales. Ce que l'on sait sans doute moins, c'est que le géant du pressing, né en France en 1968, a connu son premier développement international en Belgique où il compte aujourd'hui 28 établissements.
L'idée de départ était de créer de petites unités proches de la clientèle. Jusque-là, le marché était partagé entre une myriade de petits indépendants, qui bien souvent ne possédaient pas leur propre matériel, et des unités de blanchisserie industrielle qui centralisaient les vêtements et autres textiles à nettoyer dans des entrepôts conçus à cet effet. C'est que le nettoyage au coeur des cités nécessitait déjà d'importants investissements, au niveau de l'aération notamment.
Né à Marseille
Le concept 5 à Sec, mis en oeuvre alors que le secteur traversait une crise aiguë, est apparu comme révolutionnaire à plus d'un titre: réduction du délai d'attente à une heure du fait des opérations effectuées sur place, tarification simplifiée à l'origine (cinq prix pour... 5 à Sec), paiement dès le dépôt des pièces à nettoyer, service non stop (6 jours sur 7), etc. L'accent a par ailleurs été mis très vite sur le nettoyage et le repassage étiquetés «fait main» ainsi que sur la mise en conformité aux réglementations environnementales et de sécurité. Le premier pressing 5 à Sec a vu le jour dans une rue commerçante de Marseille. Au début des années septante, le Belge Albert Toby ouvrait la première enseigne à Bruxelles. Indisponible pour raisons de santé, celui-ci n'a pas pu nous en dire plus. Quant à ses collaborateurs, ils n'ont pas été autorisés à s'exprimer, ce qui est regrettable.
Passé ce cap, les implantations se sont poursuivies au rythme accéléré de cinquante par année. A ce jour, la chaîne possède plus de 1400 pressings installés dans vingt-six pays, de l'Argentine à Singapour. Elle compte poursuivre son développement à l'international, principalement dans les pays du Golfe, en Europe de l'Est, en Indonésie et aux Etats-Unis.
Quelques dates clés ont jalonné son parcours et son avancée technologique. Ainsi, en 1976, quand s'est ouvert le premier 5 à Sec entièrement électrique, utilisant des machines de nettoyage à sec au solvant fluoré. Ou un an plus tard, quand sont entrées en service des machines en circuit fermé au perchloréthylène.
Économies d'échelle
L'enseigne emploie des franchisés auxquels elle s'efforce de donner la meilleure formation technique et commerciale possible à l'école 5 à Sec et lors de stages d'apprentissage. « En devenant des nôtres, nos licenciés deviennent nos partenaires, très souvent nos amis », prétend la direction.
Une des priorités du groupe consiste également à optimiser au maximum le personnel du département logistique en s'appuyant sur une centrale d'achats qui lui permet de réaliser des économies d'échelle substantielles pour le matériel de production (machines de nettoyage, tables à repasser, etc) et les fournitures. Tout ceci pour garantir, en principe, un meilleur prix pour la clientèle et une fiabilité accrue.
Signalons enfin que le groupe entend fournir une « assistance totale » à ses franchisés. Son objectif suprême: « ne pas concéder la marque à des affaires qui ne seraient pas rentables et qui pourraient, de par leurs maigres résultats, être préjudiciables à tous les franchisés».
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