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France
Sarkozy à l'Eurogroupe: "pas de surprise"
AFP
Mis en ligne le 05/07/2007
Il n'y a "pas de surprise" au fait que le président français Nicolas Sarkozy aille lui-même à l'Eurogroupe à Bruxelles, a affirmé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, jeudi lors de sa conférence de presse hebdomadaire.
"Le président a eu l'occasion de dire qu'il était difficilement concevable de demander une politique monétaire différente, de demander un gouvernement économique européen, et de ne pas s'engager lui-même sur ce dossier-là", a affirmé M. Martinon.
Selon le porte-parole, "il n'y a donc pas de surprise au fait que Nicolas Sarkozy aille à l'Eurogroupe" et ce sera "pour lui l'occasion d'expliquer la stratégie bugétaire, économique et fiscale de la France à ses partenaires".
M. Sarkozy "a toujours considéré" que l'Eurogroupe "était une instance essentielle parce qu'elle permet un rapport direct entre les participants, dans un format extrêmement réduit", a poursuivi M. Martinon. Quand il était ministre de l'Economie et des Finances (2004), "il avait plaisir à y passer de longues heures avec ses partenaires", a ajouté le porte-parole.
A une journaliste qui lui demandait pourquoi l'actuelle ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, qui ira avec M. Sarkozy à Bruxelles, ne pouvait pas elle-même expliquer cette stratégie, M. Martinon a répondu: "elle le peut, sinon le président de la République ne l'aurait pas nommée à ce poste". "Il n'empêche!", a-t-il lancé.
"Sur ce dossier aussi essentiel, qu'il a évoqué pendant toute la campagne présidentielle, il peut s'exprimer lui-même. Il n'est quand même pas dénié aux chef d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne le droit de se saisir de dossiers les plus politiques", a-t-il insisté. L'Eurogroupe (les ministres des Finances des treize pays de la zone euro) se réunit à Bruxelles le 9 juillet.
Son président Jean-Claude Juncker (Premier ministre du Luxembourg) a salué la venue de M. Sarkozy en personne, jugeant qu'elle lui permettrait d'expliquer ses orientations budgétaires après la décision de la France de reporter à 2012, au lieu de 2010, l'objectif d'équilibrer ses finances publiques.
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