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Énergie
Besoin "urgent" de mégawatts en plus
AvC
Mis en ligne le 21/02/2008
Si on n'investit pas massivement, la Belgique affichera un grave déficit en matière de production d'électricité. Il y a quelques mois, la Creg, le régulateur fédéral, avait déjà tiré la sonnette d'alarme. Hier, c'était au tour de Febeg, la fédération belge des producteurs et fournisseurs d'électricité et de gaz à enfoncer le clou. "On se trouve face à un problème urgent", a souligné le président de Febeg, Luc Sterckx (également CEO de la SPE).
A l'heure actuelle, la capacité de production en Belgique tourne autour de 13000 MW. Ce qui n'est pas suffisant pour deux raisons. Tout d'abord, la consommation d'électricité croît entre 1,5 et 2 pc par an en Belgique.
Secundo, les centrales électriques existantes ne sont pas éternelles. Même en tenant compte des investissements dans le renouvelable, il y aura un déficit de capacité de production que Febeg évalue à 4000 MW en 2012, contre déjà 2000 MW actuellement. D'ici 2020, le besoin d'investissement en production et infrastructure pour l'électricité et le gaz s'élèvera de 15 à 20 milliards d'euros.
Entrave majeure
Afin d'arriver à cet objectif, Febeg propose "un pacte d'investissement" pour l'électricité pour les 15 à 20 ans à venir, "assurant un cadre d'investissement, régulatoire et légal, favorable, stable et consistant". Actuellement, les procédures de permis constituent l'entrave majeure à l'accélération des investissements, selon Febeg. La période d'octroi est très longue (jusqu'à 5 à 6 ans) et parfois ralentie par des recours en justice, notamment pour les éoliennes. D'où l'appel à tous les parlements et/ou gouvernements afin d'établir une procédure de permis pour l'attribution de permis de construction et d'environnement irrévocables, à l'image de la procédure actuellement en préparation au Parlement wallon.
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