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Crise financière
Le monde politique est au chevet des épargnants
VdW et P.V.C. (avec Belga)
Mis en ligne le 27/09/2008
La crise financière qui, chez nous, a affecté de manière inquiétante le titre Fortis cette semaine, a déclenché des réactions en série, d'abord au sein du management du groupe financier belgo-néerlandais, mais aussi dans le monde politique belge. Ici, on a voulu être présent pour rassurer. Mais, fondamentalement, une intervention des autorités belges a aussi eu pour effet d'attirer l'attention de l'homme de la rue sur la situation inconfortable de la banque dont les enseignes sont visibles partout dans notre pays. Dans le monde bancaire, on nous assure que le gouvernement est depuis plus de deux semaines au chevet du groupe financier belge, disposant d'informations de première main... Et, de fait, répondant vendredi après-midi en commission de l'Intérieur de la Chambre aux questions des députés, le Premier ministre Yves Leterme a précisé que lui-même et le ministre des Finances, Didier Reynders, suivaient l'évolution de la crise financière heure par heure et qu'ils avaient les contacts nécessaires avec les opérateurs tant en Belgique qu'à l'étranger. Il a affirmé que le gouvernement se portait garant du fait qu'aucun épargnant ne serait lésé. Pour lui, aucune banque en Belgique ne souffre d'un problème de solvabilité. Il a encore lancé un appel aux opérateurs afin qu'ils gardent toute leur sérénité.
"Comme partout en Europe, on ne laissera en Belgique aucun client en difficulté", a assuré Didier Reynders. "Nous n'avons pas connu de situation de mise en difficulté de clients d'une banque depuis l'instauration d'un système de surveillance en 1935", a-t-il dit. "L'Etat n'a jamais failli à ses obligations en la matière", a-t-il ajouté. M. Reynders a par ailleurs rappelé que la Belgique avait pris des mesures "en termes de transparence et d'information" et "pour éviter les effets spéculatifs" depuis le début de la crise financière. Mais Fortis est, rappelons-le, un groupe belgo-néerlandais...
Et, de fait, aux Pays-Bas, le ministre néerlandais des Finances Wouter Bos a déclaré vendredi qu'il n'interviendrait auprès des entreprises concernées que si la stabilité de l'ensemble du système financier néerlandais venait à être mise en danger. À l'issue du Conseil des ministres néerlandais, M.Bos a réaffirmé que les personnes qui disposaient d'un compte d'épargne auprès de la banque ABN Amro, rachetée en 2007 par Fortis, n'avaient pas de soucis à se faire pour leur argent.
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