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crise financière
La Commission européenne promet un examen rapide
BELGA
Mis en ligne le 29/09/2008
La Commission européenne a promis lundi d'examiner rapidement les éventuelles aides d'Etat impliquées dans l'opération de sauvetage de Fortis, tout en validant d'ores et déjà le principe d'une montée au capital. L'examen sera "flexible" et "responsable", a-t-elle prévenu.
La prise de participation publique "ne constitue pas en soi une aide d'Etat" au regard des règles communautaires, a indiqué le porte-parole de la commissaire à la concurrence, Neelie Kroes. Les traités européens sont "neutres" du point de vue des nationalisations, a-t-il précisé. Pour autant, "les mesures d'accompagnement n'ont pas encore été définies", a insisté le porte-parole. Si celles-ci devaient présenter des éléments d'aide d'Etat, "la Commission prendrait position très, très vite", a-t-il dit. Mme Kroes, a participé dimanche aux discussions d'urgence entre les gouvernements du Bénélux, les banquiers centraux et les responsables de la banque. Sa présence visait à permettre "une rapidité d'action".
"La Commission et tous les autres acteurs publics s'efforcent d'agir en temps réel", a dit un autre porte-parole de l'exécutif communautaire, réfutant un "logique bureaucratique" qui aurait empêché Mme Kroes d'être à la fois juge et partie. Pressés de questions lors du briefing quotidien de l'institution, les attachés de presse de la Commission ont laissé entendre que les gouvernements disposeraient d'une certaine lattitude pour sauver le système financier européen.
Les règles seront appliquées de manière "rapide, flexible et responsable", ont-ils assuré. "Elles seront adaptées à ce qui est requis". Dans un autre volet du dossier, la Commission sera amenée à étudier les conséquences budgétaires pour les pays concernés. "Il faudra que les instituts de statistique examinent cela de près", mais "en principe, les injections de capital sont considérées comme des opérations qui affectent la dette, mais pas le déficit public", a expliqué à son tour la porte-parole de Joaquin Almunia, le commissaire aux affaires économiques.
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