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Crise financière

Le pétrole baisse à New York, le marché craint l'expansion de la crise

AFP

Mis en ligne le 29/09/2008

Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre s'échangeait à 101,28 dollars, en baisse de 5,61 dollars par rapport à son cours de clôture de vendredi.

Les prix du pétrole ont ouvert en baisse lundi à New York, les investisseurs craignant que l'expansion de la crise financière affecte encore plus l'économie globale et donc la demande de pétrole.

Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre s'échangeait à 101,28 dollars, en baisse de 5,61 dollars par rapport à son cours de clôture de vendredi.

A Londres, le baril de Brent était repassé sous les 100 dollars, à 98,77 dollars.

"On voit que les problèmes financiers sortent des Etats-Unis et s'étendent en Europe, avec le sauvetage de la banque Fortis par les gouvernements du Benelux. Le marché craint que la crise financière ne ralentisse la croissance économique et la demande de pétrole, créant un excédent d'offre", a constaté Bart Melek, de BMO Nesbitt Burns.

La Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg ont annoncé l'injection d'un total de 11,2 milliards d'euros dans Fortis, en grande difficulté, tandis qu'au Royaume-Uni le gouvernement a nationalisé lundi la banque en difficulté Bradford & Bingley, et cédé ses meilleurs actifs au groupe espagnol Santander.

En Allemagne, la banque Hypo Real Estate, menacée de faillite, a obtenu de la part d'un consortium de banques allemandes des crédits "à hauteur suffisante" pour continuer ses activités.

Face à cette déferlante de mauvaises nouvelles, la perspective d'un accord imminent sur le plan américain de sauvetage du secteur financier n'a pas suffi à rassurer le marché, d'autant que le paysage bancaire américain n'en finit plus de se restructurer, avec le rachat de la banque Wachovia par Citigroup.

Au terme d'une semaine d'âpres négociations, les chefs de file du Congrès et l'administration du président George W. Bush sont tombés d'accord dans la nuit de samedi à dimanche sur les dispositions du plan de 700 milliards de dollars destiné à renflouer les banques, qui devrait être définitivement adopté cette semaine par le Congrès.

"Il y a une vraie crainte sur les prix du pétrole à long terme, et un prix supérieur à 100 dollars pourrait bien paraître trop élevé", a assuré Bart Melek.

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