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Fortis
M. De Gucht soutient la décision de nationaliser Fortis
Belga
Mis en ligne le 29/09/2008
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a, depuis New York, apporté lundi son plein soutien à la décision du gouvernement de partiellement nationaliser le bancassureur Fortis, victime de la crise financière venue des Etats-Unis.
"C'est (Fortis) une institution qu'il faut sauver à tout prix", a affirmé le ministre libéral à quelques journalistes en marge de la 63ème Assemblée générale de l'ONU, où il représente la Belgique jusque lundi, tout en restant en contact "permanent" avec ses collègues du gouvernement fédéral et la Banque nationale.
"On ne peut laisser capoter Fortis et Dexia", a-t-il ajouté, justifiant l'intervention de l'Etat "en dernier recours" au nom de l'intérêt général, dont celui des particuliers et des entreprises.
Les trois pays du Benelux ont volé dimanche soir au secours de Fortis en annonçant leur intention de nationaliser le bancassureur en y injectant un total de 11,2 milliards d'euros. L'Etat belge va mettre au pot 4,7 milliards en échange d'une participation de 49% dans la filiale bancaire belge du groupe.
"Il fallait intervenir avant l'ouverture des marchés en Australie sous peine de difficultés encore plus grandes", a fait valoir M. De Gucht, après une courte nuit, ponctuée de coups de téléphones et d'échanges de messages avec le Premier ministre Yves Leterme, le ministre des Finances Didier Reynders et le vice-Premier ministre Patrick Dewael. "Ce n'est pas facile avec six heures de décalage", a-t-il expliqué.
Il a aussi noté que les actionnaires de Fortis avaient eux aussi payé, en raison de la perte de valeur de l'action - qui a plongé lundi à 3,97 euros, après avoir coté à plus de 25 euros voici quelques mois.
M. De Gucht avait plaidé samedi, devant l'Assemblée générale de l'ONU pour une "meilleure organisation du monde financier", rappelant les efforts déjà entrepris dans ce sens par l'Union européenne. Il avait souhaité défendre une meilleure réglementation des marchés financiers et l'élaboration de "normes de discipline".
Lundi, il a suggéré un tour de table réunissant les grandes banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale (Fed) américaine, afin de définir quelques lignes directrices.
"Les règles existantes n'ont pas été suffisantes, principalement aux Etats-Unis. Il faut des règles additionnelles et les contrôler", a-t-il souligné.
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