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crise bancaire
Axel Miller, banquier mal inspiré ?
AvC
Mis en ligne le 01/10/2008
Comme il l'a dit lors de la conférence de presse téléphonique, "il faut savoir prendre ses responsabilités, ce qui ne veut pas dire qu'on se sent responsable". Ce jugement est partagé par pas mal d'analystes mais aussi des administrateurs. Pour eux, Axel Miller n'a pas démérité. Et pourtant sa nomination à la tête du groupe en 2006 avait suscité un certain scepticisme. Et cela pour deux raisons. Cet avocat d'affaires formé à l'école du grand cabinet anglo-saxon Clifford Chance n'avait absolument pas le profil du banquier. Il est donc arrivé chez Dexia d'abord comme conseil en particulier lors de la fusion entre le Crédit communal de Belgique et le Crédit local de France, qui donnera naissance en 1996 à Dexia. Esprit brillant, beau parler et bon trilingue (français, néerlandais, anglais), il est vite remarqué par la direction et en particulier par le Français Pierre Richard. En 2002, il entre au comité de direction de Dexia Banque. Un an plus tard, il prend la direction de Dexia banque. Son parcours est fulgurant. Il a à peine 40 ans. C'est jeune, entend-on partout. Une réflexion qui a l'air d'agacer l'intéressé dont on dit de lui qu'il a les dents longues et de l'ambition à revendre. Il est aussi un travailleur acharné qui ne compte pas ses heures. Il fait partie de ces patrons appréciés par le personnel. Même les syndicats louent son ouverture d'esprit et son sens de l'écoute.
Dès sa nomination comme CEO, il aura toutefois pas mal de dossiers difficiles à gérer. On dira même qu'il doit passer une grande partie de son temps à réparer les erreurs de son prédécesseur Pierre Richard qui s'était lancé dans une politique d'acquisition désastreuse aux Pays-Bas et aux Etats-Unis (FSA).
Son seul défaut, disent ses défenseurs, c'est sans doute d'avoir entamé trop de chantiers à la fois alors qu'il aurait dû, vu les circonstances sur les marchés, se concentrer sur la crise financière. Il a sous-estimé les changements foudroyants dans le monde de la finance. Il ne fut pas le seul. Loin de là. Mais, entend-on dans les milieux avisés, peut-être aurait-il pu mieux faire face à cette crise - qui a posé le problème de tas de produits financiers opaques et complexes - s'il avait eu une plus longue expérience de banquier ?
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