Mardi 9 fév 2010

Savoir Plus

"Une mauvaise nouvelle" pour Jean-Claude Marcourt

Le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt (PS) a accueilli sans grande surprise la "mauvaise nouvelle" de la fermeture provisoire par ArcelorMittal du Haut-Fourneau 6 de Seraing, rallumé il y a quelques mois à peine. "Nous savions que le ralentissement économique au niveau mondial, induit par la crise financière, avait un impact sur l'activité sidérurgique", souligne le ministre. "L'ensemble de l'industrie automobile a réduit sa production et cela influe bien évidemment nettement sur la sidérurgie. On n'a pas encore mesuré pleinement, je pense, le coup d'arrêt économique qu'entraîne cette crise financière."

Tout en disant partager le "souci" des syndicats, Jean-Claude Marcourt n'entend cependant pas "polémiquer" sur la décision d'ArcelorMittal: "C'est une décision de groupe, qui ne concerne pas que Liège, mais le monde entier. Et je ne pense pas que cela remette en cause la pertinence du combat qui avait été mené antérieurement pour la relance de du HF6 et de l'ensemble de la sidérurgie liégeoise."

Quant aux solutions à trouver pour sortir de la crise, le ministre estime qu'elles seront politiques: "C'est une crise conjoncturelle, mais la conjoncture dépend en partie de la volonté des dirigeants du monde de donner des signaux positifs. Ce que nous devons faire, c'est bien sûr continuer à prendre des mesures financières pour que les banques puissent reprendre un rôle dynamique dans l'économie, mais cela ne suffira pas: il faut aussi s'interroger sur la politique industrielle européenne et peut-être en développer une nouvelle."

Sidérurgie

ArcelorMittal met le HF6 à l’arrêt

Ph. Law.

Mis en ligne le 24/10/2008

Dans 15 jours, les ouvriers seront mis au chômage jusqu’à la mi-février2009. Le groupe justifie sa décision par la baisse de la demande mondiale de l’acier.

Environ neuf mois après la remise en service du haut-fourneau 6 (HF6) de Seraing, ArcelorMittal a décidé de remettre l’outil en veilleuse. L’information est tombée jeudi tard dans la soirée après une réunion extraordinaire entre la direction et les représentants tant des ouvriers que des cadres de toutes les organisations syndicales (Setca, CNE, FGTB-Métal, CSC-Métal).

La direction a informé ces derniers qu’elle procéderait à l’arrêt du HF6 dans une quinzaine de jours après une vidange complète de l’outil. Il est prévu qu’il soit mis en veilleuse au moins jusqu’à la mi-février2009, mais certains redoutent déjà que le terme ne soit prolongé en raison des mauvaises perspectives sur le marché. Il y a quelques jours, ArcelorMittal annonçait la mise à l’arrêt de hauts-fourneaux en Pologne et en Tchéquie. Des outils en Allemagne (deux hauts-fourneaux) et en France (Dunkerque) seraient également concernés par la baisse de régime. "On s’attendait un peu à cette décision que la direction vient de nous annoncer, car il n’y a pas de raison que le bassin liégeois soit épargné par la situation auquel est confronté le groupe dans son ensemble", nous a confié Jordan Atanasov, secrétaire régional de la CSC-Métal Liège-Huy-Waremme.

Le groupe sidérurgique justifie sa décision par la conjoncture internationale marquée par une baisse de la demande d’acier. Mais les syndicats y apportent une autre raison. D’après eux, le groupe a préféré réduire sa production plutôt que de baisser ses prix dans le but de respecter ses ambitions de réaliser de bons résultats financiers pour le dernier trimestre de l’année 2008.

A Liège, la mise en veilleuse du HF6 devrait se traduire par une mise au chômage économique des travailleurs avec maintien d’une petite équipe de personnes pour assurer la maintenance de l’outil. Car, une extinction totale du haut-fourneau est impossible pour éviter des problèmes de redémarrage. Environ 150 personnes travaillent au HF6. L’outil avait été relancé en février2008 par Lakshmi Mittal après avoir été condamné par Arcelor. Sa relance avait ravivé l’espoir de tout le bassin où sa condamnation devait entraîner la perte de quelque 2700 emplois.

Réduire les frais d’essence

Pour les syndicats, le délai de mise en veilleuse n’est pas catastrophique pour l’instant. Mais s’il se prolonge, il pourrait déclencher la colère des travailleurs, car les indemnités de chômage ne sont qu’une compensation qui n’égale pas les salaires perçus en cas de prestation en temps normal.

Parallèlement à la mise à l’arrêt d’outils, le groupe entendrait également faire des économies au niveau des frais. Selon nos informations, il est demandé aux cadres de mettre la pédale douce sur certaines dépenses, notamment en faisant attention aux séjours dans les hôtels et aux dépenses liées aux cartes de carburant.

Autres Informations

À ne pas manquer

Concours

Gagnez 1 week-end pour 2 personnes à Londres pour visiter l’exposition "Le Vrai Van Gogh: L’artiste et Ses Lettres"à la prestigieuse Royal Academy of Arts.

Zoomin TV

'Qu'il soit le dépeceur ne me surprendrait pas'

L'enquête du dépeceur de Mons est relancée, suite à...

Berlusconi aurait-il des liens avec la mafia?

C'est du moins ce qu'affirme un repenti accusant le Président du Conseil...

Sale temps pour Toyota

Encore une mauvaise nouvelle pour le constructeur : Toyota doit rappeler...

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page