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Pas de discrimination, M.Leterme
Ph. Law.
Mis en ligne le 10/11/2008
Réagissant sèchement aux critiques et actions judiciaires entreprises par les actionnaires de Fortis, Yves Leterme a laissé entendre que l’Etat pourrait retirer ses billes si la justice annulait la vente du bancassureur belge au français BNP Paribas. "Fortis était à deux doigts de la banqueroute. Si les actionnaires veulent en revenir à cette situation, ils devront résoudre le problème eux-mêmes" , a-t-il déclaré, samedi, dans "Het Laatste Nieuws". Etonnement chez les plaignants, critiques sur la sortie d’Yves Leterme. "La Belgique n’est pas une république bananière et le Premier ministre d’un Etat de droit ne doit pas tenir de tels propos. Sa sortie est une volonté évidente de faire pression sur la justice, inacceptable au regard du principe de la séparation des pouvoirs. Qu’on arrête aussi d’opposer les petits actionnaires aux gros, car ils se plaignent tous et l’opération avec BNP Paribas est une violation du droit des actionnaires de manière générale. Ces propos risquent de semer d’ailleurs la panique chez les gens" , fustige Me Michaël Modrikamen, défenseur de plus de 2 000 actionnaires plaignants. "Nous devons peut-être comprendre la déclaration du PM au niveau des avances en compte courant de la Banque nationale et de la garantie de nouveaux prêts consentis par la banque, si c’est le cas, pourquoi Fortis serait la seule à ne pas bénéficier de l’assistance de l’Etat belge. De plus, l’intervention du fédéral au profit de Fortis est marginale au regard de ce qu’il a investi dans d’autres banques et assurances belges (KBC, Dexia, Ethias)" , renchérit Pierre Nothomb de Deminor qui défend les intérêts de 12 600 petits actionnaires.
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