La Libre.be > Economie > Actualité > Article
Fortis
Davignon ne sera pas président de Fortis
Ph.G et A.VC
Mis en ligne le 02/12/2008
- Réactions des petits porteurs à l’issue de l’Assemblée Générale
- Revivez l'AG de Fortis
- Vidéo: L'AG en direct
- Les diapositives de l'AG Fortis
- Leterme veut conserver l'objectif du système
- Assemblées générales "historiques"
- Davignon: "Je ne suis pas déçu"
- Reynders ouvert à discussion sur le Fonds Fortis
- Edito: le "non" au club des cinq
- Réagissez sur notre forum
18h55: Après une ultime question posée (sur la présence future d'une femme au sein du CA), J-M Hessels a clos les débats de cette assemblée générale extraordinaire dans l'un des palais du Heysel après presque neuf heures de débat... Le prochain CA aura lieu le 19 décembre prochain.
17h10: Réagissant au double vote négatif des actionnaires à son égard, l'administrateur sortant Philippe Bodson a quant à lui avoué s'interroger sérieusement sur son poste au sein de Fortis SA/NV. "Il n'est pas exclu que je remette ma démission dès ce soir", a-t-il lâché, dépité, à l'adresse des actionnaires encore présents dans la salle.
16h18: Proposé en tant qu'administrateur, Louis Cheung a été, pour sa part, plébiscité, avec 86,13 pc des suffrages exprimés. Etienne Davignon, qui se présentait au poste de président du conseil d'administration a été recalé de toute justesse, n'obtenant que 49,91 pc de suffrages. Comme lundi à Utrecht, les actionnaires ont rejeté les candidatures de Philippe Bodson (40,78 pc des voix) et de Jan-Michiel Hessels (43,77 pc) aux postes d'administrateurs.
Une première conséquence de ces votes est qu'une nouvelle assemblée générale des actionnaires de Fortis devra avoir lieu afin de nommer un nouveau conseil d'administration de Fortis, tandis que le conseil d'administration sortant restera en place jusque-là. Plus de 10.500 actionnaires de Fortis étaient présents ou représentés lors de cette assemblée générale.
15h39: En l'absence de la nomination de trois administrateurs à la fois à l'assemblée d'Utrecht et à celle de Bruxelles, les actionnaires devront se prononcer sur d'autres mandats d'administrateurs lors d'une assemblée ultérieure, afin de constituer un conseil constitué, conformément à la loi, d'au moins trois membres. Pour cette nouvelle réunion, les actionnaires pourront cette fois présenter leurs propres candidats, pourvu qu'ils réunissent au moins 1 pc du capital.
Après le rejet du mandat d'Etienne Davignon, les autres votes ont donné les résultats suivants : Hessels a obtenu 43,77 pc de votes favorables, Bodson 40,78 pc, Louis Cheung Chi Yan 86,13 pc et Karel De Boeck 67,27 pc. Ce dernier va donc rejoindre le conseil d'administration existant. Cheung y est lui confirmé. Reste à voir qui fera partie du futur conseil d'administration, après la future assemblée générale. Le conseil d'administration va en discuter en interne et arrêtera une date pour la tenue d'une nouvelle assemblée générale en vue de nommer ce conseil.
15h26: Etienne Davignon ne sera pas président de Fortis. Il n'a réuni que 49,91 pc des voix. Davignon était proposé comme président par l'actuel conseil d'administration de Fortis. Sa présentation par Jan Michiel Hessels a déclenché une vague de huées parmi l'assemblée générale. Davignon a tout de même pris la parole devant des actionnaires particulièrement remontés. Des cris de protestation sont montés du public à la moindre phrase que prononçait le candidat président.
"J'ai travaillé à la Commission pour sauvegarder des emplois en Belgique et n'accepte pas cela!", a lancé Davignon. Il a souligné qu'il était convaincu de pouvoir créer de la valeur dans Fortis holding. Mais cela n'a pas suffi. L'écart étroit d'Utrecht s'est transformé en un déficit de voix à Bruxelles.
15h12: L'assemblée générale est sur le point de procéder aux votes concernant les mandats d'administrateurs. Le président de Fortis, Jan Michiel Hessels, vient de donner les derniers chiffres officiels relatifs à l'assemblée générale extraordinaire. 10.572 actionnaires sont présents ou représentés. Ils sont propriétaires d'un total de 588.529.748 actions, ce qui représente 23,39 pc. De nombreuses personnes ont probablement rejoint le Heizel en quittant leur travail cet après-midi. Grosso modo, environ 3.000 personnes se trouvent à présent dans le Palais 1 pour cette assemblée générale de Fortis.
14h36: Comme à Utrecht, les actionnaires de Fortis présents au Heysel ont voulu mieux comprendre la position exacte du groupe chinois Ping An (et Premier actionnaire de Fortis avec 4,99 pc) et pourquoi ils s'étaient abstenus au moment de la cesion des actifs de Fortis à BNP Paribas.
Louis Cheung (administrateur et directeur de Ping An) a réitéré ce qu'il avait dit hier à savoir qu'il s'était abstenu car il avait estimé ne pas être à même de pouvoir juger si c'était la meilleure transaction possible mais qu'il y avait eu une décision collégiale du conseil. A un actionnaire qui lui demandait s'il était vrai que Ping An avait voté pour Davignon hier à Utrecht, il n'a pas voulu répondre. Aucun actionnaire ne doit dire pour qui il vote, a précisé, Jan Michiel Hessels.
Des questions ont aussi été posés sur le portefeuille de crédits structurés (41,7 milliards d'euros au 30 juin 2008) de Fortis et sur le risque trop important qu'il représentait. Filip Dierckx s'est défendu en rappelant que 80 pc de ce portefeuille bénéficait d'un rating de AAA. "Tout le monde financier a des erreurs sur la valorisation des portefeuilles de crédits structurés à risque. Les dommages ont été bien plus élevés que prévu. Mais à ce moment là, on ne pouvait pas le prévoir", s'est aussi défendu M. Hessels.
14h25: Les interventions des actionnaires portent à présent sur l'avenir de Fortis. Des questions visent également les dirigeants et administrateurs proposés par l'actuel conseil d'administration du groupe financier. Les 2.500 à 3.000 actionnaires présents à l'assemblée générale qui se tient dans le Palais 1 du Heysel représentent 587,45 millions d'actions Fortis, soit 23,34 pc du capital social du groupe. En tout, 5.524 actionnaires sont présents ou représentés.
Concernant l'avenir de Fortis, Karel De Boeck, proposé comme nouveau patron de Fortis par le conseil actuel, a expliqué que la direction de Fortis holding s'efforçait de maintenir une entité bénéficiant d'un financement suffisant. A cet égard, "l'idée est de protéger le holding par rapport au portefeuille de crédits", a expliqué De Boeck. "Il faut gérer ce portefeuille. Il ne faut pas le vendre maintenant mais attendre le moment opportun. Par ailleurs, il faudra utiliser le cash qui se trouve dans la société pour certains remboursements."
A propos du périmètre du groupe, Peer van Harten, membre du comité exécutif, a rappelé que Fortis était à présent une compagnie internationale d'assurances, avec 26,7 milliards d'actifs, environ 10 milliards d'euros de primes et 1,7 milliards d'euros de fonds propres. Il a souligné que le groupe était présent dans de nombreux pays. Bref, c'est un groupe "énorme", a résumé Peer van Harten.
Suite à une question d'un actionnaire qui s'interrogeait sur l'opportunité de choisir Karel De Boeck et de le payer 800.000 euros brut par an pour gérer l'équipe d'une quarantaine de personnes qui va travaillers pour Fortis holding, Jan Michiel Hessels a défendu le candidat administrateur délégué : "Nous avons besoin d'une personne capable de gérer une équipe certes petite mais dont il faut pouvoir tirer le maximum. Karel De Boeck a l'expérience nécessaire et peut obtenir les meilleurs résultats pour tous. Si une autre personne devait être nommée à ce poste, je ne pense pas qu'elle pourrait être aussi efficace que lui."
13h07: Au fil du temps, les questions des actionnaires sont de plus en plus précises. Les interpellations portent majoritairement sur les opérations ayant abouti au démantèlement du groupe. Les actionnaires se sentent floués et fustigent l'attitude des autorités, notamment des gouvernements néerlandais et belge. A un actionnaire qui pose une question sur la "discrimination" dont a été victime Fortis lorsque ces opérations ont eu lieu et qui réclame que Fortis assigne l'Etat belge en justice, Jan Michiel Hessels répond : "Ce sont des transactions très complexes. Fortis a fait l'objet d'une offre avantageuse de la part du gouvernement belge." Un autre actionnaire demande pourquoi Fortis n'a pas convoqué une assemblée générale extraordinaire au moment de déterminer le plan de sauvetage. "Il faut respecter les règles", répond Hessels. "Il faut répondre à certaines exigences formelles pour convoquer une assemblée. A l'époque, ce n'était pas possible. Cela aurait duré plus d'un mois et il ne serait rien resté aux actionnaires. Je comprends que c'est frustrant et que la situation dans laquelle vous vous trouvez est terrible. Mais si vous avez une entreprise sur le point de se désintégrer, faut-il laisser cela se produire ou agir pour l'éviter ? Nous avons essayé de retirer le plus de valeur possible lors de ces transactions." "Vu la dégradation progressive des conditions sur les marchés, pourquoi ne pas avoir revu à la baisse le prix de l'offre initialement évoqué pour l'acquisition d'ABN Amro ?", a demandé un actionnaire. "Le conseil d'administration a beaucoup discuté des conditions de l'offre", a répondu Herman Verwilst, administrateur de Fortis jusqu'à l'issue de l'assemblée générale. "Cette discussion a duré pendant presque tout l'été 2007, non seulement au sein du conseil mais aussi avec nos partenaires dans le consortium (Royal Bank of Scotland et Santander, ndlr). Les décisions prises ont été inspirées par le fait que nous souhaitions réaliser cette opération. Nous nous sommes aussi penchés sur la question d'une révision du prix. Mais une fois qu'une offre a été déposée, il n'est plus possible de procéder à n'importe quel changement en raison de la législation néerlandaise."
12h49: La séance de questions et réponses se prolonge. Les actionnaires demandent des explications à propos des décisions prises au cours des week-ends où Fortis a été démantelé puis revendu à BNP Paribas. Un actionnaire interpelle la direction du groupe à propos de la communication au cours de ces périodes sensibles. Un autre souligne que les autorités de contrôle ont abusé de la situation au détriment de Fortis. Jan Michiel Hessels répète régulièrement que la direction du groupe n'a pas eu le choix lorsqu'elle a dû prendre les décisions controversées. Il s'est aussi défendu sur le point de la communication. "Le gouvernement a-t-il imposé le silence radio ? Non", affirme Hessels. "On a eu des contacts étroits avec les autorités de régulation et avons décidé de ne pas donner d'informations à ce moment-là, en connaissance de cause."
11h59: La séance de questions et réponses a commencé. Plusieurs actionnaires expriment leur indignation quant à la façon dont ils ont été "laissés sur la touche" lors des opérations ayant conduit au démantèlement de Fortis. Les administrateurs du groupe répondent patiemment. A propos de la vente d'actifs de Fortis, Philippe Bodson affirme : "Nous n'avions pas le choix, au moment de signer ces transactions. Sinon, au lieu d'avoir une action qui vaut 65 centimes d'euros aujourd'hui, il est clair que nous n'aurions peut-être rien du tout. Vous pensez peut-être que c'est la même chose mais je pense qu'il valait mieux signer. Si on ne l'avait pas fait, on serait dans une situation encore plus désastreuse aujourd'hui."
11h19: Hessels a cédé la parole à Filip Dierckx. Ce dernier explique les événements qui se sont produits à partir du 26 septembre, lorsque Fortis avait été mis en danger en raison de problèmes de liquidité. Dierckx avait été nommé administrateur délégué du groupe ce jour-là, en remplacement de Herman Verwilst. Il détaille aussi les opérations survenues les 29 et 30 septembre, ainsi que le 3 octobre, pour sauver Fortis. "Le conseil n'avait d'autre recours que d'accepter les propositions des autorités de contrôle néerlandaises", explique-t-il notamment, précisant que ces autorités menaçaient de placer aussi Fortis Insurance Netherland sous curatelle, alors que cette partie de l'entreprise ne connaissait pas de problème.
11h01: Comme il l'avait fait hier après l'ouverture de l'assemblée générale d'Utrecht, Jan Michiel Hessels, actuel président de Fortis, a commencé à décrire les faits ayant conduit au démantèlement du groupe. Il détaille les opérations qui ont suivi la décision d'acquérir le groupe néerlandais ABN Amro et leur impact sur les comptes de Fortis. Des actionnaires présents chahutent régulièrement l'allocution de Jean Michiel Hessels. Mais la plupart du public suit attentivement la présentation.
10h56: Pierre Nothomb a justifié la proposition de conseil d'administration alternatif de Deminor. Il a expliqué pourquoi la société de défense des actionnaires ne voulait pas d'Etienne Davignon à la présidence de Fortis. "C'est un peu un monstre sacré mais je crois qu'il n'est pas fait pour ce job", a-t-il dit. "Si demain, Fortis doit, pour se défendre, intenter une action en justice contre l'Etat belge, l'Etat néerlandais, BNP Paribas ou Messieurs Lippens et Votron, Monsieur Davignon voudra-t-il le faire ? Je ne le pense pas."
10h49: Les représentants de Deminor présents à l'assemblée ont pris la parole et sont applaudis à plusieurs reprises par la foule des actionnaires. Ils réclament la prise en considération de leur conseil d'administration alternatif. Jan Michiel Hessels répond que ce n'est pas possible et que les représentants de Deminor le savent très bien. Nouvelle salve de huées. Pierre Nothomb, de Deminor, prononce ensuite un discours interprétant les faits de la façon dont la société de protection des actionnaires voient les choses. La salle applaudit régulièrement.
10h35: L'assemblée générale vient de commencer. Quelque 2.000 à 3.000 personnes sont présentes. Le conseil d'administration a été copieusement hué à son entrée dans la salle. Certains actionnaires ont invectivé la direction, aux cris de "escrocs" et "en prison". Le président, Jan Michiel Hessels a commencé son allocution. L'ambiance est houleuse mais les actionnaires présents écoutent attentivement, non sans réagir par des huées lorsque certaines phrases ne sont pas à leur goût.
10h15 L'assemblée générale (AG) des actionnaires de Fortis qui se tient au Palais des expositions de Bruxelles va commencer avec plusieurs minutes de retard, les actionnaires arrivant au fur et à mesure au Heysel. Quelque 4.800 personnes sont inscrites. L'assemblée se tiendra dans le Palais 1, où environ 3.000 places assises sont prévues, Fortis ayant l'expérience d'AG où de nombreux actionnaires sont finalement absents, comme hier à Utrecht.
Pour l'instant, seules quelques centaines de particuliers ont pris place dans la salle. On a déjà entendu quelques éclats de voix d'actionnaires visiblement prêts à soumettre les administrateurs de Fortis à de nombreuses questions. Les organisateurs de la séance viennent d'indiquer que la séance commencerait à 10h30.
10mn28 pour gravir l’Empire...
Barack Obama teste une arme redoutable
Parodie: Sarkozy face à la crise
Charles et Camilla fêtent Dickens