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Crise financière

Sommet européen: la Belgique parle d'Opel avec l'Allemagne

AFP

Mis en ligne le 01/03/2009

M. Van Rompuy avait rendu visite à Mme Merkel à Berlin il y a deux semaines et demi, et lui avait déjà "parlé du secteur automobile, entre autres d'une grande usine à Anvers, Opel Anvers.

Herman Van Rompuy, a profité du sommet européen dimanche pour évoquer avec la chancelière allemande Angela Merkel la situation du constructeur automobile Opel, mis en péril par les difficultés de sa maison mère américaine General Motors.

M. Van Rompuy avait rendu visite à Mme Merkel à Berlin il y a deux semaines et demi, et lui avait déjà "parlé du secteur automobile, entre autres d'une grande usine à Anvers, Opel Anvers. Je lui en reparlerai tout à l'heure", a-t-il dit à la mi-journée à RTL-TVI.

Il a précisé vouloir lors de cet entretien "soutenir la proposition du gouvernement flamand, qui a offert un partenariat s'il y a une sorte d'Opel ou de General Motors Europe un petit peu responsabilisé et autonome". "Si le gouvernement flamand veut y participer, je soutiens cet effort", a-t-il ajouté.

Un porte-parole du Premier ministre a précisé que celui-ci avait aussi remis dimanche à Angela Merkel une lettre résumant ses préoccupations pour l'usine Opel d'Anvers. Les Belges craignent que le site fasse les frais des négociations en cours entre General Motors et les pouvoirs publics allemands pour sauver Opel en Europe.

General Motors a présenté vendredi au gouvernement allemand les grands axes d'un plan de sauvetage possible pour Opel, disant avoir besoin de 3,3 milliards d'euros d'aides publiques et ouvrant la voie à une autonomie accrue de la filiale allemande par rapport à sa maison mère.

La presse allemande affirmait ce week-end que Berlin serait prêt à accorder des garanties publiques et des crédits à Opel, voire à entrer au capital par l'intermédiaire de quatre Etats régionaux. Mais le plan de sauvetage ne lui semblerait pas encore assez solide.

Van Rompuy dénonce le "catastrophisme exagéré"

Le Premier ministre belge Herman Van Rompuy a dénoncé dimanche le "catastrophisme exagéré" véhiculé dans les médias autour de la crise économique. Le pessimisme ambiant "agrandit les problèmes", a-t-il déclaré à l'issue de son premier sommet européen.

S'il a admis l'existence "objective" de la crise, M. Van Rompuy a souligné qu'elle se nourrissait aussi d'un "élément subjectif", à savoir "la réaction des agents économiques", laquelle a "un effet amplificateur". Face à ce constat, le chef du gouvernement s'est livré à un exercice de pensée positive, en soulignant notamment l'ampleur des plans de relance mis en oeuvre par les différents pays et la réussite du sauvetage financier. "Il n'y a pas eu de Lehman Brothers en Europe", a-t-il insisté.

Savoir Plus

Sommet UE-USA avec Obama le 5 avril à Prague

Le président américain Barack Obama a accepté une invitation à participer à un sommet entre les Etats-Unis et les dirigeants de l'UE le 5 avril à Prague, a annoncé dimanche le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE. "M. Obama a accepté l'invitation (de la République tchèque) à Prague au début d'avril", a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. "Cela se tiendra le 5 avril et il y aura un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE d'une part, et M. Obama d'autre part", a-t-il ajouté.

Les Tchèques avaient évoqué depuis plusieurs mois leur volonté d'organiser un tel sommet durant leur présidence de l'Union européenne mais une incertitude demeurait. Ce sommet UE-USA se tiendra juste après celui de l'Otan en France et en Allemagne début avril.

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