La Libre.be > Economie > Actualité > Article
Edition
Nick Rodwell provoque la maison Casterman
M. Bs
Mis en ligne le 30/04/2009
Une interview provocante de Nick Rodwell est publiée dans le "Trends" de ce jeudi. L’époux de Fanny Vlaminck, (l’unique propriétaire des droits de Tintin) et patron de Moulinsart SA, qui gère tous les aspects commerciaux de l’œuvre d’Hergé, y pique une grosse colère. "J’estime aujourd’hui", tonne-t-il, "qu’il est impossible de travailler avec Casterman ! Le contact est minimaliste. C’est triste." Et il envisage une action contre l’éditeur. En cause ? La façon dont Casterman gère les droits d’exploitation des albums, alors que le retour du petit reporter au cinéma se prépare. Trente - six ans après sa dernière apparition sur grand écran ("Tintin et le lac aux requins"), deux grands réalisateurs, Peter Jackson et Steven Spielberg, se chargent de le faire revenir. Et la trilogie annoncée pourrait ouvrir des perspectives juteuses, sur les marchés américain et chinois par exemple.
Alors quoi ? Une séparation est-elle vraiment voulue ? Pourquoi ? Ou est-ce l’appât d’alléchantes retombées qui déchaîne déjà les passions ? Difficile d’en savoir davantage : mercredi, Nick Rodwell étant à l’étranger, injoignable. Chez Moulinsart, on accepte néanmoins de lâcher discrètement quelques commentaires. "La situation pourrit depuis longtemps", nous explique-t-on. "Ce coup de colère vise à provoquer une discussion qui doit avoir lieu. C’est trop difficile de travailler avec quelqu’un quand la confiance est rompue."
Chez Casterman, on renvoie au communiqué de l’agence Belga. Surpris par l’ampleur des déclarations en question, Simon Casterman (responsable du marketing et des relations avec Moulinsart SA) y explique qu’il n’y a "pas matière à alimenter ce scoop". Il précise néanmoins que tout est fait pour respecter l’œuvre d’Hergé depuis 75 ans. "Peut-être que Nick Rodwell aimerait bien avoir aussi les albums de Tintin ? En tout cas, Casterman n’est pas à vendre !"
Lors d’une précédente passe d’armes du même style, en janvier 2007, suite déjà à une autre interview de Rodwell à l’Associated Press, Casterman précisait entre autres qu’elle est titulaire exclusive des droits mondiaux pour l’édition des albums des "Aventures de Tintin" jusqu’en 2053 et que son appartenance au groupe international Flammarion/RCS a accentué les possibilités de mise en valeur internationale de l’œuvre d’Hergé. Celle-ci représente, pour Casterman, entre 15 et 20 pc de son chiffre d’affaires (entre 6 et 7,5 millions d’euros).
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...