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Ecologie

Les éco-chèques dès le 1er juillet dans les portefeuilles

BELGA

Mis en ligne le 30/06/2009

La date du 1er juillet marque l'arrivée d'un nouveau-venu dans le portefeuille des travailleurs, l'éco-chèque, dont le double objectif est d'améliorer le pouvoir d'achat tout en favorisant l'achat de produits et de services écologiques.

Ce lancement, qui s'opère dans un certain flou, intervient sur fond de désaccord entre les sociétés émettrices et la grande distribution. L'éco-chèque est né du dernier accord interprofessionnel (AIP) conclu en décembre dernier. L'AIP prévoit que les employeurs pourront accorder à chaque travailleur un avantage correspondant à maximum 125 euros en 2009 et 250 euros en 2010.

Ces montants peuvent par exemple être accordés sous la forme d'éco-chèque. Exonéré d'impôts et de cotisations ONSS, il permet aux travailleurs de bénéficier de montants nets. L'octroi des éco-chèques doit être prévu par une convention collective de travail, qu'elle soit sectorielle ou d'entreprise.

L'éco-chèque a une valeur maximale de 10 euros et est valable deux ans, afin d'en permettre une accumulation en vue d'investissements importants. Les produits et services qui peuvent être achetés par le biais d'éco-chèques ont été repris dans une liste établie -et qui doit être mise à jour- par les partenaires sociaux. Cette liste, actuellement assez vague, comprend 6 domaines -économie d'énergie, économie, promotion de la mobilité durable, gestion des déchets, promotion de l'éco-conception et promotion de l'attention pour la nature- d'application pour les éco-chèques.

En principe, un éco-chèque permettra par exemple d'acheter des ampoules économiques, des panneaux solaires, des pommeaux de douche économes, des piles rechargeables, du papier recyclé ou de financer des travaux d'isolation ou encore le placement d'un filtre pour moteurs diesel. "Si les éco-chèques rencontrent le succès escompté, ils devraient pouvoir modifier les comportements d'achats des consommateurs. Neuf pc du budget des ménages pourraient s'orienter vers des achats plus durables", estime Marc Vandercammen, le directeur général du CRIOC, cité dans un communiqué.

Il n'en demeure pas moins qu'à l'heure actuelle, un certain flou persiste autour des produits et services qui pourront être acquis. "Aujourd'hui, personne ne sait ce qu'il faut comprendre par éco-chèques et ce qu'on peut acheter. Le système en tant que tel n'est pas encore sur pied", estime Dominique Michel, administrateur délégué de la Fédération de la distribution Fedis.

Autre problème, évoqué dès la semaine dernière par la chaîne d'information économique Canal Z, aucun accord n'a pu être conclu entre la grande distribution, représentée par Fedis, et les deux sociétés émettrices des éco-chèques (Sodexo et Accor Services), ces dernières demandant le paiement d'une commission aux magasins acceptant les éco-chèques. "Il est totalement exclu de payer une commission", avertit Dominique Michel, tout en se demandant si les éco-chèques ne risquent pas d'avoir "une diffusion beaucoup moins grande que celle que l'on pensait".

Du côté de Sodexo et Accor, on fait cependant état d'accords individuels conclus avec un certain nombre de magasins et de marques. Sodexo annonce ainsi un "réseau de distribution" qui permet "d'échanger les Eco Pass à travers toute la Belgique, dans plus de 500 points de vente". Quand à la société Accor Services, elle a annoncé un "réseau d'acceptation" qui "compte actuellement plusieurs centaines d'établissements et en comptera plus de 2000 d'ici la fin juillet".

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