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Édito

Il y a un an, la crise

Mis en ligne le 26/09/2009

Vincent Slits

C’était il y a un an Le monde de la finance belge vivait alors sur un volcan. Fortis et Dexia, puis KBC, tremblaient sur leurs bases, emportées par le tourbillon d’une crise financière inédite née aux Etats-Unis d’une technique infernale répondant au nom funeste de "subprime". Un mot qui provoqua une crise de confiance entre institutions que seule l’intervention de la puissance publique permettra d’endiguer.

Un an plus tard, l’actionnaire continue à rester fébrile lorsque l’on lui parle de valeurs bancaires alors que l’épargnant, un moment pris de panique, a retrouvé ses esprits.

Mais il ne faut pas se leurrer : les stigmates de cette crise restent visibles aujourd’hui. Pas plus tard que vendredi, Dexia a annoncé un nouveau tour de vis au niveau de ses effectifs, supprimant plus de 440 emplois en Belgique.

En réalité, comme l’explique dans ce journal Luc Coene, vice-gouverneur de la Banque nationale, si le secteur bancaire est aujourd’hui stabilisé, pour parler de véritable assainissement, on attendra Car les bilans des banques resteront durant plusieurs années encore fragilisés par ces produits toxiques qui portent si bien leur nom.

Dans ce contexte, la détermination affichée par le G20 à Pittsburgh de mieux encadrer les primes dans la finance est un pas dans la bonne direction. Mais pour autant, d’autres réformes, moins médiatiques et probablement politiquement moins porteuses, restent à l’état de chantier. Il est temps de dépasser le stade du gros œuvre

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