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Édito

Fortis banque, l’Etat muet...

Mis en ligne le 11/12/2009

Ariane van Caloen

Même si certains auraient peut-être préféré que cela passe inaperçu, la journée d’hier était importante pour Fortis Banque. Il y avait une assemblée extraordinaire, qui avait notamment à l’ordre du jour l’adoption d’un capital autorisé. A priori, ce point est technique. Mais quand on y regarde de plus près, il est hautement symbolique. Car l’Etat belge, actionnaire à 25 %, a approuvé, hier, une mesure qui remet en cause sa minorité de blocage. Pour le dire autrement, BNP Paribas, actionnaire à 74,93 %, n’a dorénavant plus besoin de l’approbation des Belges pour augmenter le capital de Fortis Banque. Voilà donc un verrou qui saute Or l’Etat belge n’avait-il pas brandi cette minorité de blocage comme une garantie de la défense des intérêts de toutes les parties prenantes de la société ?

On ne peut s’empêcher de se demander pourquoi l’Etat a accepté de voter pour cette mesure. Qui, selon de nombreux experts, ne s’imposait pas. Ce qui s’est passé hier renforce aussi le sentiment du manque de transparence dans ce dossier. On a pu aussi le constater lors de l’assemblée quand les représentants de l’Etat ont refusé de s’exprimer sur la question d’éventuelles conventions ou accords entre l’Etat belge (ou son véhicule la SFPI) et BNP Paribas. Le silence radio

Comme dans d’autres dossiers, l’Etat belge n’est-il pas en train de dérouler le tapis rouge aux Français ? On aimerait qu’il nous prouve le contraire

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