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consommation

Tables de fêtes : celles de Noël occasionnent étonnamment bien plus de dépenses que celles du Nouvel an

C.M.

Mis en ligne le 24/12/2009

Rien ne dit qu’il en sera de même cette année, mais tout semble l’indiquer. Entre 2005 et 2008, les dépenses liées à la table de Noël ont augmenté de 40 %, celles entraînées par la table de l’An neuf diminuant de 18 %.

Depuis quelques années déjà, Noël semble l’emporter sur le Nouvel an. On le savait en ce qui concerne le nombre de personnes qui le fête et les dépenses effectuées en cadeaux. Ils étaient 81 % à fêter Noël en 2005 et 88 % en 2008, confirme une enquête du Crioc réalisée en janvier de cette année, au sortir des deux fêtes. A l’inverse, alors qu’ils étaient encore 72 % à fêter le passage entre 2005 et 2006, ils n’étaient plus que 63 % trois ans après. "En temps de crise du pouvoir d’achat, le recours aux valeurs traditionnelles rassure", commente le Crioc. Côté cadeaux, l’écart est encore plus marqué : 103 € pour la Noël (+ 5 % par rapport à 2005) contre 64 € pour le Nouvel an (-4 %).

Ce qu’on imaginait sans doute moins, c’est que la table de Noël - et tout ce qui tourne autour : décorations, vêtements, sorties - était aussi devenue plus onéreuse que la table du réveillon de l’an. "Les dépenses qui lui sont consacrées sont de l’ordre de 53 € à Noël (en hausse de 40 % sur 3 ans) et de 36 € au Nouvel An (en recul de 18 %)", ajoute-t-il.

Une des explications tient, peut-être, au type de mets. "Noël est un repas plus familial et plus traditionnel, avec entrée, plat et dessert", indique Sandrine Blin, porte-parole de Delhaize. "Il se prépare longtemps à l’avance. À l’inverse, la Saint-Sylvestre se fête entre amis, en dernière minute, autour d’un gourmet, d’une fondue." Et ce, même si l’offre en magasin est festive du 15 décembre au 15 janvier et si l’on trouve des huîtres, du foie gras ou du homard indifféremment pour les deux fêtes.

Le groupe Carrefour, pour sa part, ne voit pas autant de différences entre les deux réveillons. "L’un comme l’autre se fêtent à la maison", indique Julie Stordiau, responsable presse. "Pour preuve : les poêles, casseroles et autres caquelons pour fondues se sont très bien vendus." Autre indice : l’explosion des ventes de bouchées et autres zakouski. "Les clients préparent à manger "façon dégustation"", dit-elle. "Ils remplacent les entrées par de longs apéritifs et poursuivent par un plat plus simple, type gourmet, fondue "

L’enquête du Syndicat neutre pour indépendants (SNI), réalisée il y a quelques jours auprès de 217 magasins d’alimentation et traiteurs, dit un peu la même chose : gourmet, fondue et dinde sont à l’honneur pour ce Noël 2009; le budget envisagé s’élève à 31 € contre 33 € en moyenne l’an dernier; le temps hivernal a plutôt favorisé les magasins d’alimentation locaux; enfin, les traiteurs et autres bouchers ont enregistré moins de commandes que l’an dernier. Il faut dire que 2008 a été une année record en la matière, précise le SNI.

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