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Redéploiement économique de Liège : la Sodie a créé 2 775 emplois en 6 ans d’existence
Ph. Law.
Mis en ligne le 08/02/2010
Mise en place à la mi-2004 à la suite de la décision d’ArcelorMittal (à l’époque d’Arcelor) pour contribuer à la (re) création de 2 700 emplois à fin 2009 suite à la condamnation du "chaud" du bassin liégeois, la Sodie est aujourd’hui à l’heure du bilan. Et selon nos informations, elle aurait rempli sa mission. "Les conditions ont changé avec l’arrivée de Mittal, mais nous avons bel et bien rempli notre tâche. Il reste encore des conventions à signer, mais une fois que tout sera fait durant ce mois-ci, le nombre d’emplois créés ou à créer s’élève à 2 775 postes de travail", nous a confié Philippe Falla, détaché d’ArcelorMittal pour diriger le département "développement économique" de la Sodie. Concrètement, le tableau de bord des emplois réellement créés indique environ 1 600 postes à fin juin 2009.
Le fonctionnement de la Sodie est basé sur l’octroi de prêts aux entreprises (existantes ou nouvelles) à des taux avantageux (et sans garantie), mais "sans faire de concurrence déloyale aux organismes classiques (banques, acteurs publics) et qui interviennent aussi à nos côtés", précise Jacques Pelerin, cadre dirigeant d’ArcelorMittal et représentant du groupe sidérurgique à la Sodie.
Les taux varient entre 3,5 % (entreprise existante) et 4,25 % (création). Le montant des prêts varie entre 5000 € et 10000 €, mais d’après M. Falla, la moyenne des prêts octroyés en 6 ans est de 6718 € (sur 5-7 ans) par emploi à créer. La Sodie a été dotée d’une enveloppe de 20 millions d’euros, mais à ce jour, elle s’est engagée pour 18,640 millions. Environ 184 conventions ont été signées impliquant quelque 170 entreprises. Parmi les bénéficiaires des prêts de la Sodie figurent notamment Produweb, RFID, Lampiris, Metal Vision, les Grignoux et des indépendants de Brico Garden.
Les projets financés visent la création en moyenne de 5 à 20 emplois sur 3 à 5 ans. "Nous avons financé 13 projets d’entreprises de plus de 50 travailleurs", précise M. Falla. La répartition des emplois créés ou à créer indique que 59 % sont de type ouvrier et 41 % sont des employés. Parmi les secteurs figurent principalement les services (27 %), la mécanique (24 %), l’agroalimentaire (14 %). Aujourd’hui, la question est de savoir si la Sodie, reprise en 2005 par le français Alpha va poursuivre sa mission, d’autant plus que M. Falla a repris son poste dans l’unité de services (recrutement, mobilité, formation) d’ArcelorMittal. Le bilan de la Sodie ne convainc pas les syndicats. "Si Liège a bénéficié de ces créations d’emplois avancées, ça se saurait. Le discours de la Sodie cache le dessein des responsables de la dissoudre", dénonce Francis Gomez, patron des Métallos de la FGTB Liège Luxembourg.
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