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Édito
Euro ni fort, ni faible...
Mis en ligne le 09/02/2010
Depuis la fin de la semaine dernière, et la prétendue chute de la monnaie unique européenne, l’euro est redevenu un sujet de conversation, voire de controverse. Il y aurait péril pour la "maison euro"! Ses fondations vacilleraient.
Comme toujours en matière de taux de change, il convient de relativiser les événements en prenant un minimum de recul historique par rapport aux cours du jour X ou Y. Souvenons-nous: au début des années 2000, l’euro se traitait à moins de 1 dollar; à l’été 2008, il pointait à1,60 USD; aujourd’hui, on tourne autour de 1,37, soit pratiquement à mi-chemin entre les deux extrêmes précités! Euro fort ou euro faible, il faut raison garder.
Sans pour autant minimiser les effets plus ou moins positifs et temporaires d’un euro moins onéreux (comme le soutien à la grande exportation, le coût réduit des matières premières...), l’enjeu actuel de la zone euro n’est pas tant monétaire que budgétaire. L’attitude des opérateurs financiers - même "polluée" par les choix faits à très court terme par les gestionnaires de fonds spéculatifs - tend en effet à rappeler aux Etats membres de ladite zone euro que leur crédibilité passe, plus que jamais, par la discipline budgétaire. L’union monétaire - ce n’est pas un scoop! - exige que, de Francfort à Athènes, les gouvernements fassent preuve d’orthodoxie dans la gestion des finances publiques. Si la courte tempête de ces derniers jours pouvait au moins servir à rappeler cette évidence, on n’aurait pas tout à fait perdu notre temps.
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