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Automobile | Restructuration
Opel Anvers fermera bien
Mis en ligne le 10/02/2010
Nick Reilly, patron d’Opel, a confirmé, mardi, son intention de fermer l’usine d’Anvers lors de la présentation du plan de restructuration global du constructeur. Comme prévu, 2377 emplois et 110 autres postes seront supprimés dans notre pays. La production de l’Astra HB3 sera bel et bien transférée à l’usine de Bochum, en Allemagne. Le directeur exécutif Reinhald Hoben a rappelé que la fermeture de l’usine d’Anvers était "une conséquence de la situation économique". "Nous savons que c’est difficile pour les travailleurs. Nous allons travailler avec les syndicats, les autorités locales pour trouver des solutions justes", a-t-il dit.
Un accord a été conclu pour une compensation supplémentaire en cas de chômage économique à l’usine Opel d’Anvers, a annoncé de son côté Rudi Kennes de la FGTB. L’accord prévoit que la compensation supplémentaire entrera en vigueur au huitième jour de chômage contre au neuvième actuellement. "La pression au travail sera adoucie par la vitesse de la ligne de production qui sera ralentie", a expliqué le syndicaliste. En échange, les syndicats ne bloqueront plus de sorties de voitures dès ce mercredi.
Au total, le plan annoncé mardi par Opel prévoit la suppression de 8300 emplois en Europe, ainsi qu’un appel de fonds aux gouvernements européens concernés de 2,7 milliards d’euros. Le plan table sur la suppression de 1300 emplois administratifs et commerciaux, en plus de licenciements dans les usines du constructeur, filiale de General Motors en Europe.
Ailleurs en Europe, 1799 emplois seront supprimés à Bochum, 900 à Saragosse (Espagne), 892 à Ruesselsheim (Allemagne), 300 à Eisenach, 369 à Luton (Angleterre), et 300 à Kaiserslautern (Allemagne).
Détaillant le plan, le directeur général d’Opel Nick Reilly a indiqué mardi que le constructeur automobile solliciterait également 2,7 milliards d’euros de la part des gouvernements européens sous la forme de prêts et de garanties de prêt.
D’ores et déjà, le syndicat allemand IG Metall a rejeté le plan, ‘vu qu’il ne prend pas en compte les travailleurs", a souligné Armin Schild d’IG Metall à Francfort. Le syndicat a appelé le gouvernement allemand et les länder à ne pas octroyer une garantie d’Etat de 1,5 milliard.
Signalons enfin que le ministre-Président flamand Kris Peeters a rencontré une délégation de Ford emmenée par le patron de Ford Europe, John Fleming. Les protagonistes se sont refusés à tout commentaire. L’objet de la réunion était le programme d’investissement 2011-2014 de l’entreprise. Il s’agissait notamment de savoir si Ford Genk pouvait compter sur de nouveaux modèles. Le patron de Ford a indiqué qu’il s’agissait d’une "bonne réunion". (D’après AFP et Belga)
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