La Libre.be > Economie > Actualité > Article
Management | Direction financière
Le super-CFO sort de ses livres
Patrick Van Campenhout
Mis en ligne le 02/03/2010
Le groupe informatique IBM a analysé en primeur pour "La Libre" les résultats d’une étude internationale (CFO Study) sur la manière dont les responsables financiers (CFO ou Chief Financial Officer) évoluent de manière à influencer intelligemment l’entreprise dont ils gèrent les contingences financières. L’an passé, IBM a ainsi réalisé une vaste consultation de 1900 patrons de grosses sociétés (cotées pour la plupart) dans le monde. Sans doute, selon ses promoteurs, la plus grande jamais effectuée en raison de la taille de l’échantillon.
Pour Patrick Jongen, spécialiste IBM de la gestion de la performance financière, l’étude qui a été réalisée en 2009, en pleine crise économique, "avec une pression sur les coûts, un impact sur le marché du travail que l’on ressent encore maintenant, a permis de noter l’émergence d’une nouvelle catégorie de CFO". Comment définir ces super-CFO, et quelles sont leurs spécificités, sans oublier leur recttes ? "Commençons par établir la méthodologie; nous avons évidemment posé une série de questions sur les méthodes de fonctionnement des CFO interrogés, puis nous avons croisé leurs réponses avec les résultats des entreprises concernées. Comme il s’agit de sociétés cotées, les résultats sont publiés, et nous avons pu comparer les réponses des personnes interrogées à des ratios qu’ils ont eux-mêmes répertoriés comme étant susceptibles de donner une bonne image des résultats des entreprises." On parle ici des ratios classiques comme l’EBITDA (résultat courant), le rendement du capital investi (ROC), ou tout simplement le chiffre d’affaires. Les CFO qui se distinguent ? "Ce sont ceux qui ont la capacité de bien faire leur travail tout en y ajoutant une dimension de compréhension du business des entreprises, des intégrateurs de valeur." Ces intégrateurs qui parviennent à faire le lien entre la finance et les activités, arrivent aussi à avoir une véritable vision du futur de l’entreprise, sont capables de planifier la vie financière des entreprises tout en y intégrant les données opérationnelles. En pratique, cette approche donne des résultats significatifs sur le long terme : soit de 30 à 45 % de différence sur la progression du chiffre d’affaires ou des résultats, selon les cas. "Mais sur le nombre, on constate surtout une augmentation des attentes des CFO, qui marque une prise de conscience pas toujours reflétée dans les résultats ", explique encore Patrick Jongen, constant le fossé croissant entre attentes et réalisations. La recette ? "Ils sont aussi capables de faire circuler l’information dans l’entreprise selon des critères compris de tous, en utilisant des outils d’analyse normés, et sont chargés de plus de responsabilités, notamment en matière de gestion du risque." Pour Laurent Carlier, CFO de la sicafi Befimmo, "le principe de la diffusion de l’information comprise par tous permet de responsabiliser et de valoriser les fonctions, tout en établissant un baromètre des risques et en adaptant à tous les niveaux la stratégie de l’entreprise à la conjoncture. Pour cela, il faut aussi former le personnel, le faire évoluer".
Rapport en ligne sur Lalibre.be
10mn28 pour gravir l’Empire...
Barack Obama teste une arme redoutable
Parodie: Sarkozy face à la crise
Charles et Camilla fêtent Dickens