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Brachythérapie | Justice
Suspension de l’OPA sur IBt
P.V.C.
Mis en ligne le 09/03/2010
En cause, apparemment, une manœuvre délictueuse effectuée par un actionnaire soucieux d’éviter de devoir passer à la caisse dans le cadre de cette OPA. Pas simple ! Pour rappel et en simplifiant à l’extrême, la justice belge a forcé un gros actionnaire de la société, la société allemande Eckert&Ziegler (Ezag) et SMI Steligtz (SMI), à lancer une offre d’achat sur l’ensemble des titres IBt Bebig cotés en Bourse de Bruxelles au prix de 3,64 euros.
Pourquoi une telle injonction émanant de la CBFA et validée par la cour d’appel le 19 janvier dernier ? Sur des soupçons, étayés par la justice, de collusion entre les deux actionnaires allemands, qui exerçaient un contrôle conjoint de fait sur l’entreprise. Un tel changement de contrôle imposant une OPA, les actionnaires allemands qui détiennent ensemble plus de 30 % du capital d’IBT Bebig, ont tenté de se soustraire à leur obligation, par manque de fonds, fin 2009. Entre-temps, Ezag a effectué une augmentation de capital et se retrouve dotée des fonds nécessaires à cette OPA, soit 20 millions d’euros liés à l’augmentation de capital, et une ligne de crédit de 20 millions d’euros disponible chez KBC. Mais apparemment, les actionnaires allemands ne sont pas désireux de monter dans le capital d’IBt au prix de 40 millions d’euros, afin de ne pas se mettre eux-mêmes en position financière inconfortable. Et cela, d’autant qu’ils contrôlent déjà la société
Les administrateurs d’IBt ont pour leur part estimé le prix de l’offre attrayant, compte tenu d’une étude de valorisation effectuée par la société financière Petercam, et décidé d’apporter leurs titres à l’offre, et de démissionner si cette offre devait réussir. Mais pour éviter de devoir régler le montant de l’offre, les actionnaires allemands ont apparemment dérapé, nous rapporte-t-on, et tenté de circonvenir un autre actionnaire d’IBt, la Sopartec, en lui demandant de ne pas apporter ses titres à l’offre (un peu moins de 2 % du capital), de la faire savoir aux petits actionnaires, et en lui proposant de lui reprendre à terme ses titres à un cours au moins égal au niveau de l’offre. Une manœuvre qui a été rapportée à la CBFA, qui a elle-même décidé de suspendre l’offre en cours. Un roman.
Que va-t-il se passer maintenant ? Le dossier va d’évidence être transmis à la justice, et on peut imaginer que la CBFA va décider de prolonger la durée de l’offre en cours au-delà de sa limite prévue (ce mardi), pour que les actionnaires puissent prendre position. Il est clair, si ces faits sont avérés, que les actionnaires minoritaires d’IBt risquent fort de ne pas confier leur argent à une entreprise dont les actionnaires majoritaires s’autorisent de tels écarts avec la législation. Que pense l’administrateur délégué, François Blondel de cette situation, lui qui a ouvert la porte aux actionnaires allemands ? "Sans l’accord avec ces actionnaires, IBt ne serait de toute façon pas ce qu’elle est devenue "
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