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opel anvers

Opel: une toute petite lueur d’espoir

P.D.-D.

Mis en ligne le 10/03/2010

Les syndicats d’Opel proposent un plan de sauvetage du site d’Anvers. La direction va l’examiner. Mais il y a peu de chance d’éviter la fermeture du site.

Les syndicats d’Opel l’avaient annoncé de longue date : ils n’accepteraient aucune fermeture d’usine et tenteraient donc de trouver des alternatives pour éviter que le couperet ne tombe, en l’occurrence sur le site anversois. Ils ont donc proposé une "petite" idée, mardi, pour tenter de sauver l’usine anversoise d’Opel, condamnée à la fermeture dans le cadre de la restructuration de la filiale européenne de General Motors (GM) dévoilé à la fin du mois de janvier.

Les syndicats sont donc sortis du bois, lors d’une réunion d’information prévue dans le cadre dudit plan de restructuration. "Les représentants des salariés ont présenté une nouvelle proposition pour l’avenir du site ", a déclaré un porte-parole d’Opel à l’issue de cette réunion qui s’est tenue hier en Allemagne. Selon cette proposition, un investisseur serait recherché pour reprendre le site anversois, dont la taille sera "nettement réduite" et dans lequel Opel pourra conserver une part minoritaire.

Dans le cadre de ce plan de sauvetage - partiel - de l’usine anversoise, le site pourrait produire des modèles Opel Astra cabriolet et, le cas échéant, également construire des véhicules "pour d’autres constructeurs automobiles" .

Cette piste n’est pas vraiment neuve, mais est désormais clairement sur la table de la direction d’Opel, qui avait annoncé de longue date qu’elle étudierait tout plan alternatif présenté par les syndicats. Elle n’a rien dit d’autre mardi. "La direction d’Opel examine cette proposition" , et le terme des discussions avec les salariés n’a pas été fixé, a encore précisé un porte-parole.

Reste à voir si la proposition des syndicats aboutira. Rien n’est moins sûr. De plus, même en cas d’accord de la direction d’Opel, le site d’Anvers n’en serait pas moins touché de plein fouet par le plan de restructuration : une petite partie seulement des 2 600 emplois serait sans doute sauvés, ce qui est bien entendu mieux qu’une fermeture pure et simple du site (prévue au plus tard à la fin juin dans le cadre du plan de restructuration).

Il resterait encore à voir si cette prolongation des activités de l’usine d’Anvers permettrait d’assurer la pérennité du site. Là encore, il y a pas mal de doutes : l’agonie serait tout au plus prolongée (voir ci-contre).

Surtout, les syndicats d’Opel ont besoin de temps pour boucler leur proposition et trouver un investisseur intéressé par Anvers. " Nous demandons une vraie chance pour pouvoir chercher des investisseurs, en collaboration avec le gouvernement , a ex pliqué Eddy De Decker, de la CSC. Mais c’est irréalisable d’ici la fin juin, date prévue pour l’arrêt de la production. Nous voulons un délai jusqu’en 2011 et demandons, qu’en attendant, GM attribue des volumes de production conséquents à l’usine d’Anvers, de sorte qu’elle reste attractive pour les investisseurs."

Or, voilà une semaine, Nick Reilly, le patron d’Opel, n’avait guère laissé planer de doute sur ses intentions : il avait alors répété sa volonté de fermer l’usine d’Anvers le plus vite possible, sans même attendre la fin juin. C’est dire si la proposition des syndicats a peu de chance d’être accueillie favorablement par ce même Nick Reilly.

Mais sait-on jamais

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