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Consommation | Soldes
Des commerçants prêts à vendre à perte ?
Mis en ligne le 30/07/2010
Les soldes d’été se terminent ce samedi et, selon les estimations des représentants des commerçants, le bilan est positif. Les membres de la Fedis (l’organisation professionnelle du secteur de la distribution en Belgique) s’attendent même à conclure cette période des soldes sur un chiffre d’affaires de +5 %, équivalent à celui de 2009, qui constituait un record.
C’est donc un soulagement pour les commerçants car au cours de la saison, les ventes de la collection printemps-été n’ont pas été un grand succès : les indépendants des secteurs saisonniers (habillement, chaussures, etc.) ont vu leur chiffre d’affaires baisser de 10 % sur cette période !
Ces résultats globaux montrent par ailleurs qu’ils se sont largement rattrapés sur la fin de ce mois. En effet, à la mi-parcours (15 juillet), et selon le SNI (Syndicat neutre pour indépendants), les commerçants n’avaient enregistré qu’une hausse de leur chiffre d’affaires de 1,5 %.
En cause des températures très, voire trop élevées, qui ont joué un rôle prépondérant. La vague de chaleur a certes favorisé les achats de tenues estivales mais a freiné l’affluence, dans les magasins des centres-villes en tous les cas, ceux des shopping centers ayant été moins pénalisés.
La fraîcheur de ces derniers jours a sauvé la mise. Au final, les soldes se terminent donc bien et ont montré une fois de plus leur utilité.
Toutefois, même si les résultats de cette période de soldes sont positifs, beaucoup de magasins de vêtements et de chaussures ont toujours des pièces de la collection printemps-été en stock. Etant donné qu’il est préférable pour les commerçants de vendre à perte (ce qui n’est autorisé que pendant les soldes) plutôt que de ne rien vendre du tout, certains d’entre eux ont décidé, pour ces quelques derniers jours, de brader leurs invendus en deçà de leurs prix d’achat. "Lors des soldes, les commerçants peuvent vendre à perte et ils n’hésitent pas à le faire, car un stock important leur coûte beaucoup. Maintenant, les magasins ont surtout besoin de place pour la collection de l’automne et de l’hiver", confirme Christine Mattheeuws, présidente du SNI.
Mais ce n’est pas la seule méthode pour écouler les stocks. Selon une enquête du SNI auprès de 262 magasins, 9 % des commerçants de détail offrent leur stock à une œuvre de charité. C’est-à-dire qu’ils le cèdent pour un euro symbolique, ayant ainsi une preuve en main pour la TVA. "En tout cas, nous ne pouvons qu’apprécier ce réflexe social des commerçants de détail", indique la présidente du SNI.
Toujours selon cette enquête, 48 % des commerçants gardent les invendus en stock en espérant les vendre lors d’une prochaine période de soldes ou de braderies; ils sont alors normalement obligés de préciser qu’il s’agit de produits d’une saison précédente. Plus de 2 magasins sur 10 (21 %) vendent leur stock à un outlet center ou à un magasin de seconde main, tandis que 5 % font appel à un grossiste qui, lui, paye quelques euros par kilo de vêtements. Mais ce n’est pas si facile : selon les commerçants, ces grossistes deviennent de plus en plus exigeants et ne souhaitent que des marques.D.V. ( st .)
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