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Sage Belgique a accéléré ses ventes 2010
P.V.C.
Mis en ligne le 01/12/2010
La filiale belgo-luxembourgeoise du groupe britannique Sage, troisième éditeur de logiciels pour entreprises derrière Oracle et SAP, a terminé en septembre dernier un exercice 2010 à faire pâlir d’envie la concurrence. Le chiffre d’affaires de cette entreprise locale dépendant d’un acteur à la stature internationale, a en effet grimpé de 10 bons pour-cent à quelque 5,3 millions d’euros sur l’année écoulée avec à la clé, un bénéfice avant impôts avoisinant les 30 %. Soucieux de ne pas transgresser les règles qui prévalent pour les entreprises cotées à la Bourse de Londres, Philippe Tailleur ne veut pas s’étendre sur les chiffres. Il ne note toutefois pas de variation notable de revenus sur la base installée dans les 15000 entreprises clientes, mais il apprécie la hausse fulgurante des ventes de licences relatives aux programmes de gestion financière intégrée avec 24 % de croissance des ventes sur ce seul poste. Comment expliquer ce raz-de-marée ? Il y a, comme Philippe tailleur nous l’avait expliqué il y a quelques mois, un recentrage des PME - principale cible de Sage - sur leur core business et sur les obligations de gestion, dont la comptabilité comprise dans le logiciel Bob 50 (destiné aux entreprises de moins de 50 personnes). Un logiciel amélioré en Belgique par le biais de processus intelligents, qui a fait craquer les pros du chiffre. Mais ce succès n’est pas partagé par les logiciels dédiés à la gestion clientèle -CRM (customer relationship management) qui ont été sacrifiés par les entreprises sur l’autel de la réduction des coûts, crise oblige. "C’est clairement un projet qui n’a pas eu le succès escompté" explique Philippe Tailleur. L’activité au Luxembourg a par contre profité d’une modification des obligations comptables pour voir ses ventes de licences bondir de 40 %.
D’autres déconvenues ? "Oui, notre progression en matière de ventes de licences n’a été "que" de 10 % en Flandre, en dépit de nos efforts, alors que le nombre de PME et de créations d’entreprises y est plus important qu’en Wallonie. La mentalité, l’approche des entreprises, sont différentes. Nous nous sommes pourtant rapprochés de la Région en installant nos activités fusionnées à Grand-Bigard avec 90 % d’employés flamands". Un volet que Philippe Tailleur suivra avec attention en 2011. Des prévisions pour l’année qui vient ? "Oui, sur ce dernier point notamment, mais avec l’ambition de doubler notre chiffre d’affaires dans les trois années à venir".
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