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Un job pour cet été ?

Solange Berger

Mis en ligne le 23/06/2011

Près de 400 000 étudiants travaillent chaque année. Pendant l’été notamment. La nouvelle législation devrait leur apporter plus de flexibilité.

Des étudiants, on en recherche tout le temps. Et il est parfois difficile d’en trouver", note d’emblée Evy Vandemaele, porte-parole d’Horeca Flandre. "Pour des jobs à la Côte bien sûr, mais pas seulement." Parmi les explications avancées : "C’est un problème structurel. Et puis les métiers de l’Horeca ne plaisent pas à tout le monde. Certains établissements ont vraiment du mal à trouver des jeunes pendant les vacances d’été. Parfois, ils doivent même fermer leurs portes quelques jours, faute de personnel suffisant. C’est vraiment dommage !" La nouvelle législation, qui sera d’application dès janvier 2012 (voir ci-dessous), ne devrait pas fondamentalement changer les choses pour le secteur. "Les jeunes peuvent actuellement travailler 23 jours en été et 23 jours pendant l’année. Ce n’est pas assez. Si un étudiant travaille seulement quatre heures par jour, c’est compté pour un jour sur les 23. Ce qui signifie que nous devons engager beaucoup d’étudiants pour assurer un roulement. Le fait de passer à 50 jours par an ne changera pas grand-chose. Ce que nous souhaiterions, c’est que quand un étudiant travaille quatre heures, on lui enlève seulement quatre heures et pas un jour complet. Que le décompte se fasse par heure et non par jour."

"La nouvelle réglementation permettra plus de flexibilité", note, de son côté, Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos, porte-parole du commerce et des services. "C’est très important pour nous car le commerce connaît des fluctuations importantes. La réglementation introduit aussi une simplification administrative qui ne peut que réjouir tout le monde." De juillet à septembre, quelque 60 000 jeunes travailleront dans le commerce. "Ils gagneront en moyenne 1500 euros par mois. C’est plus que certains employés", souligne Dominique Michel, qui note aussi l’avantage financier pour l’employeur. "Le principe du travail des étudiants est un plus pour tout le monde. Sans cela, nous pourrions plus difficilement accorder des congés ou des week-ends entiers à nos collaborateurs. Les étudiants permettent aussi de répondre à une demande en cas de coup de feu. Et puis, c’est un plus pour l’étudiant lui-même. Au-delà de l’aspect financier. C’est un contact avec la vie professionnelle. De plus, dans le commerce, les étudiants peuvent s’essayer à tous les métiers, car outre les fonctions classiques (réassortisseurs, caissiers ), de plus en plus de jeunes travaillent derrière un écran, comme collaborateurs TIC, acheteurs. Ils peuvent ainsi acquérir une expérience utile et nouer des contacts en vue d’un stage ou même d’un emploi définitif."

Pour une première expérience de travail, certains étudiants ont choisi bpost. "Nous avons reçu quelque 10 000 demandes, note Eric Halloy, porte-parole de bpost. Pour cet été nous avons engagé 4856 jobistes. C’est à peu près semblable aux autres années. Hors été, pendant les vacances scolaires, nous employons quelque 500 étudiants." Les jeunes sont engagés pour remplir les différentes fonctions que l’on peut trouver dans un service postal : facteur, trieur, guichetier, au service du transport, du nettoyage "Cette année, nous avons eu un peu plus de difficultés pour trouver nos jobistes. Nous n’avons pas vraiment d’explication, si ce n’est peut-être le fait que, pour cet été, d’autres secteurs ont besoin de plus d’étudiants que les années précédentes." Il faut dire qu’il y a deux ans, crise oblige, certaines entreprises avaient fait l’impasse sur les étudiants pour l’été.

Autre piste pour trouver un job d’étudiant : les banques qui ont besoin de remplacer leur personnel en congé. "Nous avons eu près de 1300 demandes pour cet été, note Ilse de Muyer, d’ING. Mais nous n’en prenons que 250, essentiellement pour des tâches administratives." Chez Dexia, quelque 200 jeunes sont attendus pour l’été. "Mais nous n’engageons que les enfants du personnel", précise Jean-Rémy Vander Looven, de Dexia.

Chez Walibi, ce sont près de 400 étudiants qui sont attendus pour l’été. "Nous avons eu plus de 1900 candidatures, note Caroline Crucifix, PR manager de Walibi. Sans compter les saisonniers que nous engageons en plus. Nous avons toujours une réserve de recrutement car certains jeunes se désistent, notamment quand ils ont une deuxième session." Les étudiants sont employés dans tous les départements du parc : les attractions, les restaurants, les boutiques, le parking, l’entretien, l’accueil, le nettoyage, ou même comme maîtres nageurs à Aqualibi. Certains reviennent chaque année. "Ils ont un avantage sur les autres car ils connaissent déjà le parc, même si nous leur donnons une nouvelle formation." Walibi recherche encore des étudiants pour le mois d’août. "Pour tous les départements. Mais nous savons que nous allons en trouver sans problème car nous constatons que de nombreux étudiants se préoccupent souvent en dernière minute de trouver un job pour l’été."

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